remue.net, le bulletin

le dimanche 7 décembre 2003

rarement à l'heure, mais là quand même

C'est toujours un plaisir: qu'on saute une semaine du bulletin, même après en avoir envoyé 3 la semaine précédente, quelques voix inconnues s'inquiètent... Confiance qui nous touche. Donc revoilà le bulletin, mais remue.net est animé bénévolement, au gré des rythmes de chacun (pour les connaître, cliquer sur l'image de notre dernière réunion parisienne). Et on s'active à préparer la revue de décembre, le sommaire est prêt, c'est toujours beaucoup d'heures de préparation.

En attendant, nos pages d'actu sont alimentées au jour le jour, donc le site continue. Il y a eu des liens vers des expositions (Cent portraits, cent visages à la BNF), on a annoncé et suivi des lectures (Barnaud et Freixe, Freixe et Ughes à Grasse et Nice, Leslie Kaplan à la Maison des Ecrivains, colloque Assia Djebar avec un moment de grande émotion lors de son dialogue avec Andrée Chédid, Action restreinte à la Maroquinerie etc..., ou l'hommage à Nazim Hikmet, et c'est chaque fois l'occasion de liens hypertexte originaux), on a signalé des parutions (Je tue il, de Didier Daeninckx, l'impressionnante et vivante biographie de Michaux par Jean-Pierre Martin, et tout aussi bien un livre sur l'origine de l'art, à propos de l'art rupestre. On a rendu compte avec un peu de tristesse de la dispersion aux enchères des livres de Montaigne, dont son Villon et son Rabelais, vive "le marché". On a pris quelques autres colères, ou fait part de celle des autres, le dossier course aux ventes et coups fourrés publié dans Le Monde (encore en accès libre ce soir), ou de quelques propos désobligeants sur les libraires "vecteurs inconscients de la censure idéologique des livres", pas moins, ou de telle plaquette vantant les bienfaits de l'art pour les pauvres.

Plus tristement, nous nous sommes permis de diffuser l'hommage de Patrick Kéchichian au poète disparu Jean-Michel Reynard, complété d'un texte et de liens, ceci compensé par la mise en ligne chez Sauramps d'un cahier Nicolas Pesquès.

Ce n'est pas encore dans nos pages, mais on signale parution de Maurice Blanchot, récits, critiques, sous la direction de Christophe Bident et Pierre Vilar, aux éditions Farrago (inclut des inédits de Blanchot). On peut aussi réécouter sur site France Culture dialogue François Dominique et Alain Veinstein (émission du 6 décembre pour Maurice Blanchot, premier témoin (éditions Virgile).

en ligne chez nos amis

chantiers.org refait maquette et liste de diffusion, et met en ligne un beau dossier Gaston Puel.
L'almanach poétique proposé par Florence Trocmé, c'est un extrait au quotidien depuis bientôt 2 ans, proposition de balade en lien de la semaine. L'occasion de rappeler que nos pages de liens, toujours selon classement analogique qui fait notre singularité sur le web, sont régulièrement tenues à jour et actualisées, en particulier édition, librairies, vie professionnelle et presse, revues, auteurs.

Les nouveautés janvier font leur apparition sur les (meilleurs) sites d'éditeur: POL annonce un Trajet en hiver de Bernard Noël et deux Pierre Alferi en mars, des poèmes "lyrique sec" et un recueil d'articles cinéma. On a déjà parlé de Claude Ollier dont nous présenterons un extrait dans la revue en ligne. Chez Minuit les premières pages du prochain Laurent Mauvignier, Seuls, et notre impatience à te lire, Laurent, tandis que sur le site Eric Chevillard, qui vient de recevoir le prix Wepler, Even Doualin a mis en ligne son récent "agenda de la semaine" pour Libération.

La Maison de Balzac fait depuis l'été dernier un effort impressionnant, c'est désormais le site Balzac légitime, avec des expériences inédites et passionnantes pour se promener dans l'oeuvre, des outils de recherche comme ce vocabulaire de Balzac, et l'actualité des groupes de recherche (dont le GIRB animé par Nicole Mozet, et leur récente et importante publication du livre Penser avec Balzac). Et puisque remue.net est rédigé en terre natale balzacienne, on se sent partie prenante (voir La Grande Bretèche dans la page ressources de publie.net.

On est toujours friands des étonnements, notes d'écriture, notes de lecture de Thierry Beinstingel comme nous suivons les stages et ateliers de la maison Gueffier La Roche sur Yon. On a retrouvé sur horschamp.org le site de la revue Cassandre, et on consulte chaque semaine le site de France Culture, de plus en plus inventif, cette semaine avec un dossier sur la pitié, rien de moins...

actualité personnelle

J'en use le moins possible, mais de temps en temps je me permets. Surtout pour annoncer la diffusion, samedi 13 décembre, sur Arte, de Paysage Fer, c'est en prime time : 0h15 (prime time, puisque premier film du lendemain!).
Je remercie la Compagnie Le Bruit des Hommes, de Toulon, qui vient de jouer parking dans un véritable parking souterrain de la ville, d'avoir mis en ligne photos et réflexions sur la mise en scène.
Très occupé pour préparer la sortie en poche de Rolling Stones, une biographie, prévue pour mars 2004, avec postface, édition révisée, c'est au Cargo, maison de la culture de Grenoble que ce 18 décembre on fêtera les 60 ans de Keith Richards, performance avec musiques rares et vidéos pas forcément légitimes, plus lectures. Autres performances le 14 janvier à Rueil (école des Bx-Arts et médiathèque) et le 17 janvier dans le nouveau Centre dramatique de Tours, avant mon départ au Japon, où le livre est en cours de traduction.
En librairie ce mois-ci, première salve de la reprise en Folio de notre travail collectif pour La Bible, nouvelle traduction (Bayard, 2001), avec l'excellent En-tête (genèse) de Frédéric Boyer, et ma traduction d'Exode. On sait qu'Exode est un texte composite, encore rempli d'énigmes. Quand le texte dit de YHWH "Il cherche à le tuer" (4.24), pas possible de savoir s'il s'agit de Moïse, ou de son fils, parce qu'il n'appartient pas (le fils) à la religion du père. Fragment d'un texte plus ancien supprimé par la tradition hébraïque, pour évincer l'importance de cette fondation par la religion du beau-père? On a cherché à respecter ces énigmes, à éviter au texte, comme dans les autres traductions, d'imposer sa propre solution. Je n'ai pas défini le "il" quand la grammaire ne le permettait pas, il ne s'agit pas de maladresse délibérée. Voir, quant à l'obscurité de ce texte primitif (beaucoup plus que Jérémie), le Moïse de Chouraqui, auquel j'ai repris cette proposition audacieuse pour le ehyeh asher ehyeh – je serai: je suis, dont Chouraqui explique qu'il n'a pas osé l'imposer à sa propre traduction mais l'aurait souhaité... C'est dans toutes les librairies, avec aussi Nombres par Jacques Roubaud et Samuel par Jean Echenoz, prochaine salve en mars avec Job (Alferi), Isaïe (Alferi), Jérémie (Bon) et Cantiques (Cadiot), chaque auteur appuyé par un exégète et un exempalire travail collectif.
Vous trouverez d'autres mises à jour dans mes pages personnelles : études universitaires sur mon travail, avec une étude d'Anne Roche (qui me fait honneur, merci à elle), un DEA sous la direction de la même sur la construction du personnage chez moi et chez Koltès. Un petit hommage à Doisneau pour un prochain spécial de Télérama, et mise à jour hebdo du stage d'écriture que nous menons chaque mardi après-midi au théâtre du Rond-Point, ainsi que mon "journal images".

bien cordialement

F Bon

 

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