journal épisodique et fragmentaire - samedi 10 décembre 2011

Samedi 10 décembre 2011

Je ne sais pas très bien quand cette résidence a commencé en septembre. Le jour où après la signature de la convention dans les bureaux de la Région, Dominique a réuni toute son équipe pour me présenter (début septembre) ? Le jour où j’ai rédigé le premier épisode de ce journal fragmentaire, affirmant de manière formelle et par un geste inaugural, le début de cette histoire ? Où le jour, encore plus difficile à cerner, où j’ai écrit la première ligne de Lampedusa, où l’esprit d’Europe et d’Orient a soufflé sur ma plume les premiers mots d’Isis, d’Ounefer ou de la Mère (Je ne me souviens même plus qui m’a parlé le premier, je pense que c’est la Mère)

Aujourd’hui, de retour à Caen, alors que d’autres activités m’appellent et que les guirlandes des Fêtes ont remplacé au dessus des rues les frondaisons de l’été, il ne m’est pas plus facile de savoir (ou de décider) si cette résidence est vraiment terminée. Certes, il y a plus de deux mois que je fréquente assidûment la Maison d’Europe et d’Orient et comme on dit : « J’ai fait mon temps ». Certes, ma pièce a fait l’objet d’une restitution publique et je pourrais considérer que le contrat est rempli. Certes...

Mais les échanges ne s’arrêtent pas ainsi, les messages traversent les distances à la vitesse des amitiés (« Merci Veronika, Hello Jeton, Bonjour à vous tous au bureau »). Et la Maison d’Europe et d’Orient demeure un peu ma maison. On ne la quitte pas si aisément. En tout cas plus difficilement que d’essayer d‘inscrire une date sur le début de cette résidence ou de poser un point final à la rédaction de ce journal.

12 décembre 2011
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