cette substance ligneuse de la langue

« Là où finit le langage, ce n’est pas l’indicible qui commence, mais la matière de la langue. Qui n’a jamais atteint, comme en rêve, cette substance ligneuse de la langue que les anciens appelaient silva (forêt), demeure prisonnier de ses représentations quand bien même il se tait. »

Giorgio Agamben, Idée de la prose, éditions Bourgois, 1998
sur ce livre, une note d’Angèle Paoli (Terres de femme)
4 novembre 2005