Le tout et la partie
Chaque élément de ce feuilleton valant pour lui-même s’inscrit en relation avec les autres. L’ensemble tendra à dégager un portrait mouvant et énigmatique, jamais complet, de ce que pourrait être le général Instin, dont personne ne sait qui – ou quoi – il est vraiment (personne ne peut se l’approprier), toujours situé aux frontières : frontières de l’humanité et de l’incarnation, frontières de la vie et ses différentes formes, frontières des formes en général, des matières, frontières des disciplines et des arts, frontières du réel et des évidences…
Chacun de ces éléments propose ainsi une piste en vue de cerner « l’animal », comme un élément d’enquête (de quête) ou digression, s’ajoutant et répondant aux autres pistes, reliée aux autres pistes dans une perspective réticulaire.
Car le réseau serait la maison du général. Quand le paradoxe est son champ de manœuvres. Et le hasard, son terrain de jeu.
Au fur et à mesure de leur apparition, les éléments du feuilleton viennent se classer sous quatre rubriques, quatre directions composant un « essai cartographique » pour déambuler dans le magma instinien :
les traits, aperçus du projet, pensées, aphorismes, essais critiques…
les noms, grandes figures du projet et noms qui nous portent…
les réels, récits d’événements autour du projet, autofictions, ateliers d’écriture…
les générales, formes diverses d’Instin, fictions, traces, fusées…
Un réseau des réseaux
Tendance à l’essaimage, la prolifération et l’excroissance, le général Instin est aussi visible, différemment, en feuilleton dans la revue d’art et littérature Éponyme dirigée par Éric Pessan aux éditions Joca Seria (2005-2007).
Par ailleurs ce projet donne naissance à divers travaux, littéraires, théâtraux, chorégraphiques, cinématographiques, performances… jusqu’à l’organisation d’un festival en septembre 2008 avec une trentaine d’artistes invités.
[1] auteur d’Infiniment petit et Maternelles, (2002 et 2004) et Pas le bon, Pas le truand (2010) aux éditions Verticales.