cinq choses peu connues à mon sujet

les autres plus
proches de cette chaîne



- je n’ai pas la faculté de croire, je n’explique donc pas la joie profonde que je
ressens à la mort de ceux que j’aime

- mon père à l’agonie m’a demandé d’enterrer son urne au fond du jardin, avec un falot tempête ; j’ai creusé, mis l’urne, puis la lampe allumée dessus, et rebouché ; une nuit j’ai rouvert le trou, mais je ne dirai pas pourquoi

- je ne connais personne capable d’une confession frontale, ni d’un parfait
mensonge ; il faudrait des mots aussi durs que le mal

- mon grand-père maternel était allemand et possédait un hôpital où se fabriquait un sérum de cellules fraîches avec des cervelles d’animaux broyées ; un dimanche, j’avais 6 ans, on m’a saisi aux bras et aux chevilles pour m’injecter la potion ; depuis, je ne suis plus seulement Philippe ; une petite créature est là qui lèche la paroi dans un coin ; on trouve aussi le nom de ma famille allemande en première page de Mein Kampf

- mon arrière grand-père paternel s’appelait Auguste Plumard, il était berrichon ; mais il est sacrément mort, et moi, je suis sacrément suisse ; il n’y aura donc personne chez moi ce 6 mai pour voter en France contre un retour de Bonaparte

Philippe Rahmy - 4 mai 2007