Ce qui est détruit reste fragile

des livres de plomb calent les vestiges d’un monde décimé





gravats, chute d’étoiles, sables, terres cuites, cheveux de femme, lait d’argile rouge, cendres, fagots, métal, branches, chaussons de danse, fils de fer, palmiers, bris de verre, graines de tournesol, plâtre blanc, fougères, béton – ce qui est détruit reste fragile

et ce qui a été écrit, on le lira encore


Hommage d’Anselm Kiefer à « Secret des fougères » de Paul Celan et à « Pays de brouillard » d’Ingeborg Bachmann sous la nef du Grand Palais jusqu’au 8 juillet. Du lundi au mercredi de 10 heures à 19 heures. Du jeudi au dimanche de midi à minuit. Entrée 4 euros. Tarif réduit 2 euros.

Dominique Dussidour - 29 juin 2007