Opium et rails

(La souris surfe aussi.)

On ne connaît souvent certains auteurs que de nom et une ville nous apprend, au détour d’une rue, que celui-ci possède un lien avec elle : c’est (aussi) le cas de Paul-Jean Toulet, rencontré à Guéthary (Pyrénées atlantiques) le 13 juillet, qui a laissé, sans doute à son corps défendant, la trace de son patronyme sur un mur.

La petite ville de Guéthary (il y a de la chanson dans sa dénomination) vend des linges et toiles basques, possède une ligne de chemin de fer et une école de surf, car il est vrai que Biarritz n’est pas loin avec ses rouleaux de mer et d’argent.

Paul-Jean Toulet, dont l’écriture ne plaît pas à tout un chacun - c’était un opiomane - a bénéficié naguère pour ses Lettres à soi-même de la postface d’un écrivain plutôt médiatique.

Frédéric Beigbeder, qui connaît les ressorts de la pub, cautionne actuellement la campagne de promotion, en rouge et noir, de son nouveau livre chez Grasset (dernière page entière du Monde daté 22-23 juillet), avec l’accroche toute simple « Choisissez votre camp », et listant les critiques « contre » et « tout contre » dont profite, ou souffre, ce nouvel opus titré Au secours Pardon (mettre tous les « R » à l’envers pour ajouter un cachet « russe »).

Allez, vodka pour tout le monde !

Dominique Hasselmann - 23 juillet 2007