Questions d’organisation

Dans le cadre de sa recherche universitaire, une étudiante allemande nous a posé des questions concernant le site. Il nous a semblé intéressant de mettre en ligne les réponses données, qu’elles pouvaient intéresser aussi les lecteurs de remue.net.

Comment remue.net est-il organisé économiquement ?

Le site remue.net ne reçoit aucune subvention, n’accepte aucun bandeau publicitaire. Il s’appuie sur une association loi 1901, les cotisations annuelles des adhérents nous permettent de répondre aux frais techniques et informatiques, espace, bande passante, etc., et aux frais de convivialité de l’assemblée générale annuelle.
Aucune collaboration, qu’elle soit technique ou littéraire, n’est rétribuée.
Nous sommes entièrement libres de nos choix.

Pourriez-vous me raconter quelque chose sur l’histoire de remue.net ?

Remue.net a d’abord été un site personnel créé par François Bon en 1996. Depuis 2001 c’est un collectif autogéré par le comité de rédaction dont François Bon fait partie.
Les membres du comité de rédaction sont choisis par cooptation.

Quelle littérature traitez-vous sur votre site et comment est-elle choisie ?

Une des particularités de remue.net est que la plupart des membres du
comité de rédaction sont des écrivains. Chacun est donc engagé, à titre
personnel, dans une recherche, une démarche littéraire qui lui est propre. Ce qu’on lit sur remue.net est à la fois un écho et un
témoignage de l’ensemble de toutes ces démarches. On le voit bien dans les Chroniques et dans les comptes rendus de livres. Ils les reflètent. C’est un point qui nous importe beaucoup. Il forme la richesse et la diversité de ce site.

Par ailleurs, une des activités principales de la revue est de publier
des textes inédits d’écrivains contemporains. Ce sont d’une part des
textes que nous sollicitons auprès d’écrivains, d’autre part des textes
que nous recevons par courrier électronique. Nous les transmettons
alors au comité de rédaction et l’avis général prévaut. Nous travaillons en confiance les uns avec les autres.

Quel rôle les sciences humaines jouent-elles dans remue.net et comment sont-elles traitées ?

Nous rendons compte des livres qui ont intéressé l’un ou l’autre
d’entre nous.

Qui s’occupe des différentes rubriques ? Comment les sujets sont-ils trouvés et choisis ?

Les rubriques ont été conçues par l’ensemble du comité de rédaction.
Plusieurs personnes s’occupent de la Revue.

Les Brèves sont l’affaire de tous.
Les Chroniques sont personnelles .

Les Dossiers consacrés à tel ou tel écrivain : l’un d’entre nous le prend en charge et sollicite des textes du comité de rédaction ou de personnes extérieures.

À noter que tous ces Dossiers restent ouverts, ils s’enrichissent de nouveaux textes au fur et à mesure.

Il y a un secrétaire du site et un secrétaire de l’association. Ils
répondent directement au courrier reçu ou le transmette au comité de
rédaction.
Techniquement, chacun met en ligne ses propres contributions. Les
contributions extérieures sont mises en ligne par l’un ou l’autre,
selon les disponibilités de chacun.

Comment la rédaction de remue.net travaille-t-elle ?
Y a-t-il des réunions des rédacteurs ou toute la
communication entre eux marche-t-elle via Internet ?

La plus grande partie des échanges du comité de rédaction se font sur
une liste de discussion interne. Nous nous réunissons au moins une fois par an lors de l’assemblée générale. Il y a aussi des réunions intermédiaires dans l’année, selon les besoins, les opportunités et les localisations géographiques des membres du comité de rédaction, également à l’occasion des manifestations que nous avons commencé d’organiser il y a deux ans comme les lectures de La Nuit remue, et cette année notre participation à la manifestation Lire en fête (lectures des 19 et 21 octobre).

Y a-t-il un éditeur qui dirige le travail du site ?

Le travail est à la fois décentralisé et collectif.

Y a-t-il des sondages sur les lecteurs de remue.net, pourriez-vous me donner quelques chiffres là-dessus ?

Il y a environ 3000 visiteurs par jour qui ouvrent environ 18.000 pages.
Il y a 1200 abonnés à la Lettre d’information bimensuelle gratuite.

Comment décririez-vous le rôle de remue.net sur le champ littéraire en France ?

Cette question concerne, plus largement, celui de l’Internet littéraire
en France. L’Internet littéraire prend peu à peu existence d’abord auprès des lecteurs, puis également auprès des libraires et de certains éditeurs puisque des écrivains publiés sur remue.net ont été, suite à cette publication, sollicités par eux.
L’accroissement constant du nombre de lecteurs sur les sites littéraires
et leur soutien sont un encouragement. Se souvenir que l’existence de
l’Internet littéraire est récente (comme l’Internet en général,
d’ailleurs).
C’est un drôle de « pavé dans la mare » jeté dans la société marchande
que ces mises à disposition gratuites de textes et d’énergies, alors
qu’existe, à côté, un Internet commerçant, avec bulle boursière, etc.
Tout cela est en cours.
Les éditeurs de l’Internet littéraire se connaissent, se rencontrent,
échangent.
À noter que des projets d’échanges avec l’Internet littéraire d’autres
pays sont en projet, en particulier avec l’Italie et l’Allemagne en ce
qui concerne remue.net.

Y a-t-il une certaine conception de littérature dans remue.net ?

Une littérature de création et d’invention.
À noter une ouverture sur les arts plastiques avec les Chroniques de
Catherine Pomparat.
Et prochainement une ouverture vers la musique contemporaine.

Le comité de rédaction - septembre 2007.

10 janvier 2008