Mémoire vive

Il existe dans ce pays un ministère de l’Immigration et de l’identité nationale. Il existe toujours, oui. Il édicte des quotas de personnes à expulser. Des chiffres à atteindre qui quantifient des êtres humains dont il faut débarrasser le territoire français.
Il a été aussi question (un bref moment) que des enfants de dix ans recueillent la mémoire d’un enfant français juif victime de la Shoah.

Quel oubli. Quel désastreux oubli. Il ne s’agit bien sûr pas de comparer. Mais de pointer le double langage. Mémoire morte, qui veut faire porter par des enfants le poids de l’Histoire, les rendre captifs de l’émotion, tout en laissant les mains libres aux adultes pour agir d’une manière qui offense cette mémoire même.

Séparer un enfant de son grand-père à la sortie de l’école.

Y.S. Limet - 4 mars 2008