Textes d’atelier

Ces textes ont été écrits le 22 mars 2004 par des élèves de seconde, lors d’un atelier d’écriture animé par Jean-Luc Parant au lycée Alcide d’Orgigny de Bouaye (Loire-Atlantique)


Nous tournons tout autour d’une vie sans jamais l’atteindre.
C’est par le silence des yeux et le parler des mains qu’une vie tient dans l’infime.
C’est la nuit que se résume l’histoire d’une terre habitée par le soleil, qui inonde le ciel.
Tout tourne et retourne dans ma tête.

Kathleen G.


Dans un monde sans fin, les choses sont sans dimensions.
La boule n’a ni sens, ni bout, on ne peut la mesurer,
Nous pouvons multiplier les boules à l’infini .
L’œuvre a une nécessité,
Elle se superpose à la vie.
Elle est la mémoire des mois.

Florence G.


Jean-Luc Parant pendant l’intervention (clichés Jean-Claude Jorgensen)
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Tes yeux sont les plus belles boules au monde.
Ils ne sont pas des boules comme les autres.
Ne bouge pas tes yeux car ceux là sont les plus belles boules que je vis jamais jusqu’à ce jour
Ces boules en question ne sont pas de simples boules c’est dans celles-ci qu’on trouvera l’amour.
Et l’amour c’est quelque chose qui peut durer comme une boule que l’on ne peut arrêter.
L’amour, c’est la plus belle chose que l’on peut voir après les boules.
Car nous voyons des boules partout mais pas comme l’amour.
Boules de papier, boules que l’on joue avec les pieds, partout nous voyons des boules.
Mais, boules d’amour, connaissez vous les boules dites d’amour ?
Ce sont les boules d’une personne qui vous emplit d’amour.
Et ces boules en question ce sont tes yeux.
Bien d’autres boules sont présentes sur cette boule bleue.
Boules de papier, boules que l’on joue avec les pieds.
Toutes ces boules ne sont pas aussi belles que ces boules présentes dans le ciel.
Le ciel, un immense terrain de boules.
Boules filantes ou boules immobiles, toutes sont magnifiques.
Le soir en apercevant ces boules, nous nous sentons pleinement enrichis d’amour.
Mais je te le répète sans cesse :
Tes boules sont les plus belles du monde.
Même si des fois tes boules rougissent, elles restent magnifiques.
Boules, boules, et encore des boules toutes ces boules ne sont rien à côté des tiennes.
Sans tes boules, l’amour ne serait rien
Tes yeux sont les plus belles boules au monde.

Maxime C.


Boules qui roulent
Qui se déroulent
Tout autour de la Terre
Agitant le monde
Sur la petite planète
Univers énervé, inconscient des sphères
Qui nous peuplent, nous entourent
Dans leur folle danse,
Petit pois dans cette bille immense
J’ai soudain le tournis
Je réalise dans un tourbillon de sentiments
Qu’il n’y a pas de sortie dans cette ronde
Mais les départs par le ventre des mères,
Pour circuler seulement tout autour de la Terre.

Anjela M.


Je passe devant un lampadaire, un bowling
Puis devant un club de jonglage
On est en train accrocher les boules de Noël dans les sapins
Je me mets en boule contre un chauffard propre à rien
Je m’introduis dans un café,
M’assieds à une table circulaire
Puis prends une boule de glace et un thé
Par une fenêtre orbiculaire,
J’aperçois des enfants jouer aux billes
Je dîne dans un restaurant
Des spectateurs forment un cercle
Autour d’un joueur de bilboquet
Je commande des petits pois
Puis une grappe de raisins
En sortant, des personnes jouent à la pétanque
J’entre en discothèque,
L’immense boule à facettes me captive
La bulle de cristal de la boule à plasma me séduit
Le globe de verre du stroboscope m’éblouit
Je remarque une jeune femme radieuse
Aux rondeurs et aux courbes merveilleuses
Je passe le reste de la soirée au bar, seul
Sur le chemin du retour,
Je passe par un rond point
Où je fais plusieurs tours
Je vois le club de jonglage, puis le bowling
Les Pleines lunes m’éblouissent
Et je heurte si violemment un lampadaire
Que la sphère de verre tremble
En rentrant, j’écoute un disque
Mais j’ai les yeux qui sortent des orbites
`

Kevin L.


La bulle
Démiurge des drôles de savant.
Futile, gracile et virevoltante,
Elle erre sans vélocité pourtant.
Sans but.
Immaculé, son regard éclatant,
Perce la nuit sans voir le firmament.
Cependant jusqu’au cieux elle rêve.
Tragique.

Ludovic R.


autour de Jean-Claude Jorgensen, les élèves de 4è du collège Pierre et Marie Curie du Pellerin s’apprêtent à dire des poèmes de J-L Parant et des poèmes écrits par les élèves de seconde 5 du lycée d’Orbigny inspirés par Jean-Luc Parant
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Tout tourne en rond
Comme l’été qui suit le printemps
Mais en nous, tout au fond
On sait que la vie sans le temps
Serait une boule avec des coins
Pourquoi toutes ces questions dans notre tête
Qui s’emmêlent, s’enroulent et tournent
Comme une girouette
Et nous font perdre la boule
Ces boules qui roulent sans s’arrêter
Et notre cœur font chavirer
Aude B.Créer des boules nous envoûte
Pétrir une boule en mélangeant les ingrédients avec plaisir
Eclaircir notre esprit
Qui restera à jamais la plus belle œuvre
Faite par notre cœur
Stéphanie Bourez


Après le vent et les marées
Cette sphère de foraminifères
Comme un poème déchiré
Qui n’a pas été publié
Un enfant, du sable, et la boule
Revient, il n’y a pas de fin
Tout recommence mais avec
Quelques petites nuances
Essayez de la regarder
A trois cent soixante degrés
Et vous verrez qu’il y a
Toujours une partie cachée
Un peu de matière avec un soupçon
De manière et la sphère qu’on ne
Peut mettre à l’envers se fait désirer

Clément B.

Jean-Claude Jorgensen - 23 février 2004