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Le jeu panse

Amis remuants,
Quelques nouvelles de mes pérégrinations :
Je prépare activement la lecture publique de ma nouvelle pièce,
Le jour qu’on attend. Vous pourrez venir l’entendre le lundi 15 novembre au théâtre Romain-Rolland de Villejuif, salle Eglantine (à 18h30, cf. l’annonce jointe), c’est gratos et j’espère que ça va dépoter !
Formidable d’entendre le texte porté par les acteurs, une distribution époustouflante. Très impressionnant de travailler avec une actrice de la qualité d’Anne Alvaro. Pour l’auteur, c’est l’occasion de retoucher et d’affiner son écriture. Je laisserai ce texte ouvert jusqu’à sa création/publication pour pouvoir le modifier au fil des répétitions.
Je viens d’achever la rédaction d’un gros bouquin. Comme il est encore très frais, je vous ferai part de son développement ultérieurement… Mais je suis très heureux d’avoir rejoint la terre ferme après une longue période de navigation solitaire. C’est très lié à ma résidence d’auteur, des thèmes croisés, retrouvés, creusés… A suivre.
Je mets en route une performance poétique (assez trash), je prépare également un spectacle sur la différence avec des populations marginales (handicap mental, ex-taulards, SDF) pour le prochain printemps. Nous aurons le temps de reparler de ces deux projets dans les mois qui viennent.
Je vous envoie également un court texte sur le théâtre, une « déconnade », parce que les choses sérieuses sont souvent rasoir.
Enfin, je vais écrire chaque mois sur remue.net, mais je ne suis pas sûr qu’il y ait un ou des lecteurs… Donc je vous propose de me répondre, de m’écrire pour que je sache. Pas envie d’être seul ici.
N’oubliez pas de remuer nettement !

Olivier Brunhes, le 29 octobre 2010.



Le jeu panse

Le théâtre sert à déconner.
Littéralement.
Sortir du con, du sillon (fût-il l’origine du monde, la matrice), délirer.
Et pour sortir du con il faut avoir une bonne raison. Etre traversé d’une puissante envie de déconner.
D’une certaine manière, il faut être habité par la croyance d’un endroit plus doux, meilleur, d’un endroit davantage jubilatoire.
Trouver un autre con.

Parce qu’il faut être plusieurs pour déconner au théâtre !
Au moins deux, certains disent trois, allez savoir...
Il faut déconner follement pour arpenter la scène avec un crâne factice dans la main en éructant une histoire de rêves et de fantômes bavards, d’oncle à la con. Il faut en avoir une sacrée dose pour oser ! Et il faut une sacrée bande de marlous pour accepter de le croire, applaudir cette connerie.

Finalement le théâtre sert à déconner en bande.



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Olivier Brunhes - 4 novembre 2010
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