Lucie Taïeb | Fragments Générale




valentin le saura qui a dit son visage et moi qui ai vue sa vraie nom par nuit si noir qu’en tombent flots je vins m’y recueillir et dans la terre (d’une jardinière) enfouir ce qui d’honneur me reste. du bout des doigts heurtai sec un papier, une voix telle assaut en jaillit j’ouïs :

la vrille est libre encontre bande, générale, ton arc vocale aussi profond que le tombeau où tu pourrisses ossature fragile hanches étroites qui jamais n’eurent l’heur – chevelure claire semée de chrysanthèmes.
………...
valentin le saura, si tes seins sont bandés c’est lucien qui le dit et non moi générale tu m’as suivie nuitamment en campagne rase certain(e) après-midi d’automne été tu m’as suivi étais-tu celle qui couchée qui adèle ou adolphe où l’adorer sinon dans le secret d’un trou je te suis général je te suis fidèle, à mort.

lorsque s’immisce au fond du creux ta poussière et ta poussive étreinte suspend
tu donnes tout générale tout ce que tu as et le plus profond reste bien ce fond-là par où dire enfin :

où l’un se tint
l’autre se tend
bâtard s’en fiche
masque plus sûr
garce ou frisson
biffure s’entache
leur mère très pure
adèle l’affole
en pâtit trop
au sol te souille
où l’un se tint
adolphe la fêle
l’autre se rue
le nom se tait
fille se plisse
le nom se fiche
la voie se fraie


tes joues creuses et ton souffle estonien s’ils croient te faire revivre il n’en est rien jamais j’en suis témoin tu n’as de mémoire d’homme quitté la tendre chair qu’ils ont mordue bien des fois ruses des militaires avançant masquées la lance en avant pour déblayer fourrage et toi ma générale parmi tant d’autres chues tu n’eus pas d’autre choix on le sait que
réécrire l’histoire en lettres émasculines.
qu’on ne rêve humble d’aucune grande hache qui leur coupe les que
rêve d’aucune lieue plus distincte, adolphe peut régner et adèle s’y fondre on sait que
les soumis n’ont (pas) plus de bouche que
d’yeux bruns ou pers.

et sûr tu sais à qui tu parles si tu nsais pas de quoi tu sais qu’ils sont elles aussi au fond sont probablement tu ne sais pas supposes qu’elles soient eux aussi adèle et dolphe et dol et delphe et delle et a.
………….
tu la vois une autre jean
berger éberlué puceau, sinon quoi, et ce qu’il en tend nulle ne le suivra pas une armée pour un puceau on veut ma foi on veut du male pour guider l’om on veut du male (autre cavaliere humeur de pêches encore vertes ou vertes ou brunes)
pourtant,
seule à ma fenêtre
j’entends hennir la nuit
panache ton cheval
étreint mon incomplétion
étrille mon étalion
j’entends la nuit percer et ça finira mal
comme souvent quand l’armée avance en zone ennemie domination prochain par ta putain de rasse et croissent et se multiplissent
……………….
tu sais qu’ils sont comme toi doubles sinon pourquoi t’avoir choisie général une double tombe et à coup sur un corps une seule tête si tu y crus voir adèle c’est qu’adolphe y était nulle sybille pour prophétiser ce qui eut lieu entre ces lettres une seule tête un seul corps non fusion mais plutôt deux en un et tous les membres et deux fois deux épiphanies du corps complet ô orlanda.
à ton exemple générale la larme que tu voies ici couler de rire est pleur de ma plus grande gloire et la plume première et dernière de feu l’oiseau du survivant et ce cri générale c’est ma victoire et mon désastre et là où croît la périlleuse oui, tu connais la suite.
aux anges la fierté dure lazur
nous sommes de boue et pataugeaons gaiement o porcs et truites de chaire saouls, nous pataugeons fluides multiples ets delices ets chairs ets aromes ets chrysanthèmes sanss oubliers lessescargotss cargots go go.


6 mai 2011