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rencontre avec Corinne Atlan


C’est en écoutant La préparation du roman, le dernier cours de Roland Barthes au Collège de France, que je me suis d’abord intéressée au haiku. Barthes y consacre plusieurs séances qu’il inaugure ainsi : « mon problème : passer de la Notation (du présent) au Roman, d’une forme brève, fragmentée (les « notes ») à une forme longue, continue -> donc la décision de m’occuper un peu du haiku pour m’occuper du roman est moins paradoxale qu’il ne paraît. »

Quelques mois plus tard, écrivant C’est maintenant du passé, je sens que je dois revenir au haiku, poussée par une série de questions qui confluent toutes vers cette forme brève :
Comment écrire sur le ténu, le fragile, le presque rien ?
Comment enrouler un texte autour de silences ?
Comment faire respirer un texte qui évoque la perte, le deuil et la mort en chambre à gaz ?

Je note alors : « Les haikus m’encouragent. Ils m’enseignent qu’il est possible d’écrire sur des fragments, des bribes et des silences. »

Corinne Atlan a traduit une quarantaine de romans du japonais et plusieurs pièces de théâtre. Elle est également l’auteure avec Zeno Bianu de deux remarquables anthologies du haiku chez Gallimard (Anthologie du poème court japonais et Le poème court aujourd’hui). C’est à ce titre que je l’ai invitée ce jeudi 23 juin 2011, pour la dernière rencontre de ma résidence d’auteur à l’Atelier, afin qu’elle dévoile ce que dissimule le haiku sous l’apparente simplicité de sa métrique...



Première partie





Seconde partie





Marianne Rubinstein - 10 juillet 2011
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