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L’« école », une institution ambiguë


Une série de rencontres et conférences, organisée par, et avec, Charlotte Nordmann

“L’institution scolaire, potentiellement émancipatrice, est souvent en même temps le lieu de la construction d’une « dépossession », de la légitimation de l’idée qu’il y aurait une « hiérarchie des intelligences », et pour beaucoup de la croyance dans leur illégitimité à parler et à penser. Afin de réfléchir au type de rapport aux savoirs et aux pratiques intellectuelles qui s’y met en place, afin de comprendre la spécificité des effets de l’institution scolaire et le type de sujets qu’elle construit, il importe de la ressaisir dans son historicité, et d’en comprendre l’ambiguïté. La question est brûlante à un moment où l’institution connaît des transformations importantes – qui ne remettent cependant pas en question sa centralité – et où l’on est en droit de se demander où elle va, et comment nous pourrions avoir prise sur son évolution, pour la rendre plus émancipatrice.”


Prochaine rencontre :
Vendredi 22 juin de 19h à 21h
Dernière séance conclusive, où Charlotte Nordmann fera le point sur l’état de sa réflexion sur la "question scolaire", en s’appuyant notamment sur les éléments avancés tout au long des diverses conférences-débat. La séance se conclura par un pot."


Les séances précédentes :
1ère séance :
Vendredi 21 octobre, 19h-21h.
"L’école comme problème"
Présentation-discussion avec Charlotte Nordmann

Lors de cette première séance de conférence-débat, qui ouvre une série de discussions qui auront lieu tous les mois à la Maison Verte, il s’est agi de poser le cadre de la réflexion qui sera menée tout au long de l’année, avec divers intervenants, entre la recherche et l’activisme.

En quoi l’école pose-t-elle problème ? Comment une institution potentiellement émancipatrice se trouve-t-elle en même temps produire des effets de "dépossession" de nos capacités d’agir et de penser ? Dans un contexte de changements profonds de l’institution scolaire sous l’effet de politiques néolibérales, il est essentiel de comprendre comment ces changements se composent avec des logiques qui sont au fondement de l’institution scolaire, comment par exemple les nouvelles pratiques d’évaluation s’adossent sur celles en vigueur depuis toujours à l’école.
Cerner ce qui pose problème peut nous aider aussi à identifier quels peuvent être nos moyens d’action, sur quoi nous pouvons agir, quelles possibilités nous sont offertes aujourd’hui pour construire une école plus émancipatrice.

à la séance de vendredi 25 novembre : Gregory Chambat, collaborateur de N’autre école. Revue de la fédération CNT des travailleurs de l’éducation ;
à la séance de vendredi 16 décembre : Christian Laval, pour parler des transformations en cours de l’école selon la logique néolibérale ;
à la séance de vendredi 20 janvier (sous réserve) : Bertrand Ogilvie, pour parler de l’ambiguïté de l’institution scolaire et de ses évolutions actuelles ;
à la séance de vendredi 17 février  : Pascal Séverac, pour parler des perspectives ouvertes par Fernand Deligny et Jacques Rancière ;
à la séance de vendredi 23 mars (sous réserve) : Grégory Chambat, de la CNT-Education, pour parler des expériences historiques d’institutions d’enseignement alternatives.

Vendredi 13 avril à La Maison Verte (19h-21h),
Laurent Ott, ancien instituteur puis directeur d’école Freinet, aujourd’hui éducateur de rue au sein de l’association qu’il a créée,Intermèdes-Robinson, auteur de Pédagogie sociale, viendra parler des voies qu’il a trouvées pour résister à la tendance de l’école à devenir toujours plus un lieu de normalisation des comportements, de surveillance et de pénalisation, notamment des populations supposées « dangereuses », des pauvres, mais aussi des enseignants.
Il nous parlera des dispositifs qu’il a mis en œuvre pour se réapproprier l’espace et le temps de l’école, pour permettre aux enfants d’être les « auteurs » de leur éducation, et pour créer, ailleurs, d’autres lieux d’éducation qui contestent le monopole de fait de l’école.

Vendredi 20 avril à La Maison Verte (19h-21h),
Pourquoi et comment faire un lycée cogéré à parts égales par les membres de l’équipe éducative et par les élèves, où tous les aspects de la vie de l’établissement sont décidés et pris en charge par tous ? Quelles règles, quelles institutions permettent à la fois de faire vivre le collectif et de permettre à chaque élève de construire sa formation ? Quelles difficultés rencontre-t-on sur le chemin ?
Des membres du lycée expérimental de Saint-Nazaire, qui va fêter ses trente ans en mai, viennent nous en parler, le vendredi 20 avril. Ils évoqueront le fonctionnement du lycée, mais aussi plus particulièrement la question de la place qu’y a l’évaluation, comment ils s’efforcent d’évaluer autrement et les défis que cela soulève.

Vendredi 25 mai à La Maison Verte (19h-21h), au 127-9 rue Marcadet (18ème),
Jean-Pierre Terrail, sociologue, a écrit De l’inégalité scolaire et a collaboré à l’ouvrage collectif L’école commune.

Maison Verte, 127 rue Marcadet, 75018 Paris.
Métro : Lamarck ou Jules Joffrin - tél. 01 42 54 61 25.

5 avril 2012
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