Faire chanter les mots

[...] alors il faut transformer [les mots], les sauver de leur fixité, de leur in-profondeur : en regard du réel – qui ne l’est pas –, ils mentent tous : il faut donc les faire chanter, ils ne sont faits que pour le chant, puisque pour le « reste » ils ne disent pas la moindre vérité ; c’est leur agencement qui les fait approcher un peu du « réel » (du vide ?) – et du vrai qui nous touche [...]

Pierre Guyotat, Coma.

24 octobre 2011