Larmoire a la rage Prigent

EMMANUEL ARAGON, TU PARLES BEAUCOUP TROP
automne 2014

Sculpture (détail “notes méridiennes” d’après photographie Emmanuel Aragon© )
Nom de la pièce : "Tu parles beaucoup trop"
Dimensions : 260 x 140 X 75 cm
Fabrication : armoire ancienne, début XIXe/début XXIe siècle
Site de l’artiste : http://emmanuelaragon.fr/

La série de "notes méridiennes" qui commence [si tout va bien... il y aura cinq spécimens jusqu’au mois de mai 2015] a “tout” à voir avec une "critique de circonstance" [1] due à « la rencontre fortuite sur une table d’opération » non pas d’ « une machine à coudre et d’un parapluie », mais due au fait que le livre “La langue et ses monstres” de Christian Prigent et la sculpture d’Emmanuel Aragon “Tu parles beaucoup trop” se sont trouvés fortuitement au même moment en présence sur ma table.

CHRISTIAN PRIGENT, LA LANGUE ET SES MONSTRES
P.O.L automne 2014

« La Langue et ses monstres est un recueil de vingt essais portant sur des écrivains de la “modernité”.
Les onze premiers figuraient dans l’édition princeps de l’ouvrage (chez Cadex, en 1989). Ils concernent d’abord quelques figures emblématiques du XXe siècle : Gertrude Stein, Burroughs, Cummings, Khlebnikov, Maïakovski ; puis des vivants remarquables apparus dans le dernier quart dudit siècle : Lucette Finas, Hubert Lucot, Claude Minière, Valère Novarina, Marcelin Pleynet, Jean-Pierre Verheggen. »
Lire la suite du “résumé du livre” sur le site de l’éditeur

Lire la critique critique de circonstance de Fabrice Thumerel dans Les automnales de Christian Prigent du 1 novembre 2014 sur le blog « autourdechristianprigent ».

Lire et relire indéfiniment La langue et ses montres et l’œuvre monstre de Prigent. [Le verbe à l’impératif m’est auto-adressé : il indique mon programme d’activités jusqu’au mois de mai]

LARMOIRE A LA RAGE PRIGENT



L’armoire à la rage Prigent, ses monstres et la langue (1)



Larmoire, pour en retrouver la langue ou pour en inventer une, il me faut commencer par mesurer (1) sa face, sa façade, son apparence de meuble bourgeois ciré à l’instar des commandements du Guide des convenances. [2]

Larmoire, c’est pas la délicatesse syntaxique et l’idylle syllabique du recto (2) qui m’intoxique. C’est le verso (3) qui m’affecte les fonctions organiques par substances toxiques. Je pose mes fesses dans la détresse d’une prêtresse sait-pas-lire-le-vol-des-oiseaux.

Larmoire, pas non plus, une vieille bique de plus, pour encombrer de grâces euphémiques, euphoriques et phoniques le cul de Liselotte qui ne porte plus de culotte. Pourtant « J’ai rien oublié. » (4) Demain je meurs :
« Salut, l’armoire blanche. Il est bien pâle, ton métal. Il brillait plus clair, jadis, chez grand-mère, mais l’autre grand-mère, car elle t’astiquait grande eau et savon du temps que tu fus en cour aux étages. »
 [3]

Eh bé  [4] quand pis tant pipi se fait au lit ! Je fais comme toi l’indélicat(e) à l’adresse de toi. Moi Je dis Je Moi Je dis Je / Le roi des moules Moi tu dis Tu / Je tautologue. Je conserve. Je sociologue. (…) [Marcel Broodthaers] Copains comme cochons, on tient bon. [5]. Je gratte où il faut pas dans tes creux à toi. Je remplis le vide de ma surdité de tes mots d’illisibilité. Je n’arrive pas à articuler le creusé obscur de tes inscriptions lumineuses [6] :
« Pénombre partout autour des armoires. Odeur de ragoût, goût de chou. Sur fond de parfum caca doucereux. Ou de merde de chat : plus acide, pointue. » [7]

Je creuse des lettres qui touchent ma bouche dans l’épaisseur de ton odeur de sainteté de châtaigner d’ormier de mûrier d’hêtre peut-être là où ça sent l’être (...) [8] En tout cas c’est un bois dont on fait l’armoire ancienne paysanne petite bourgeoise Napoléon III avec ses tiroirs sous les ventaux ses pentures de cuivre sa facture de sérail en éventail. Je lie le creux à l’espace lisible en place :
« Quelle est cette place ? Il y a du plaisir à pas le dire trop vite. Patiente et devine : suspense, surprise ! Disons-le quand même, tirons pas la ligne. La place idoine (4bis) est dans l’armoire. » [9].

Cette très-belle-armoire est un meuble de riche. On s’en fiche. Le contraste entre le panneau décoré des moulures et la corniche fait déjà injure aux écrits droits. Pas que ça : ses traverses et ses montants tiennent sans soutif dans le motif. La négativité des grandes irrégularités du langage dégage à rebours des lignes décoratives rétives dans la peau parcheminée du fond extérieur gravé. C’est pas l’Écrit Beaubourg ni le dernier cri du faubourg. Le « monstre de rugosité » [10] de Larmoire (gravée) ne jalouse pas la frontalité lisse de l’armoire (cirée).

Larmoire est sans décor, c’est un corps plus qu’un support. Les copains de Support/Surface ont laissé des traces, legenda (5) toujours là, entrés dans la légende [11], on n’en sort pas. « L’on ne peut sortir de l’arbre par des moyens d’arbre. » [12]
L’ « essence de l’hêtre » c’est pas la discursivité verbale, c’est la posture de creuser les formes de son vide dans la matière (ligneuse) qu’aucun plein sémantique ne peut venir combler. La relation entre l’armoire et Larmoire s’inverse. Je tombe de « O » dans le panneau : le poids de la langue est derrière l’armoire

une phrase pour ma Larmoire gravée au burin qui va bien en capitales sans espaces sans ponctuation fait du sur place dans l’espace voisin de La Belle Garonne. Dans la chambre bourgeoise où n’habite pas Eros Energumène TU PARLES BEAUCOUP TROP ÇA ARRÊTE JAMAIS TU PEUX PAS TE RENDRE COMPTE creuse plutôt la boue des quais elle ne sèche jamais. Pendue à l’amarrage d’une antique bite d’accostage, je vois Larmoire tituber en langue indéterminée : « Elle boit ! Elle boit ! Admirez l’incomparable dame ! / La phrase la plus creuse – La poésie dont je ne m’/ Écarte plus s’il n’était que je vous serrerai / Ma Dame à l’air creux du plus creux vestige (…) » [13]

Alors l’écrit manuscrit ne peut plus guère décoller son engin lamant de l’expérience langagière. Lame burineuse où vas-tu ? Je vais dans le trou répond l’âme. « l’âme tu commences fort dit- / elle et moi : le corps j’ai vu / que c’était foutu alors / l’âme on ne sait jamais » [14] L’outil d’acier dont l’une des extrémités taillée en biseau permet de graver le bois donne au sculpteur « une vision du trou d’ langue » : « Les coins du mobilier de la réalité se font plus aiguisés. » [15] C’est de l’autre côté que ça se passe. « Oui. Mais que veux-tu ce trou m’émut. Il n’est pas vide. » [16] Au commencement, il y a comme un air de famille, Larmoire a la rage Prigent

les yeux TERRORISÉS D’ÊTRE EN FACE des grimaces d’insurgée de Langoissée LA LANGUE
(le pouvoir ) : « au secours ma langue veut parler ! » [17] Oui, enfin je SORS DE MA RÉSERVE NERVEUSE j’ ÉVENTRE j’ OUVRE AVEC AVERSION au FIL de MA TERRASSE et je terrasse mon dragon pour de bon L A R M O I R E sort sa lame de fond

tu me parles tu t’adresses à ce que me font tes sons TU ENLÈVES MA PEAU MA CANDEUR SI SOUVENT TU ME PRÉPARES ME DICTES TON
et ma voix cuts-up prudemment PUIS PLUS JAMAIS à chacun ses fonds de langues mortes je ne toucherai pas le fond pas le temps d’étudier longtemps de faire mon trou dans les sucées xylophages de tes vers blancs

je polyglotte à ma façon je caviarde dans l’alcali de ton pipi mon chat qui sent ça s’arrache les poils du bidon ça fait pâmoison l’animal est chauve à l’envers c’est un pervers polymorphe et amorphe je lui demande d’arrêter de se plumer comme un poulet qu’on va griller SOURIRE PRÊT À TOUT genre chesheire TU ENVELOPPES ACCAPARES TU PRENDS

moi qui ne vois plus rien du tout à force de chercher à voir ton derrière BLOTTIS toi toi tu me dis SANS TE VIVRE sans vouloir-saisir sans « Côtes d’Armo(i)r » mal taillées CHANGE ENFIN TON SILENCE qu’elle me répond en disant son nom car elle ne peut se résoudre à faire aussi peu de bruit que ses mots inscrits même en tout petit que je ne peux pas lire pas déchiffrer pas interpréter pas digérer j’ai des diarrhées

C’est toi Nausicaa ?
— Mais non, c’est moi ! C’est mamée… ta grand-mère bien aimée !

je suis troublée
AVEUGLE ABOUT [18]
je saute des mailles
je fais des margagnes

— Regarde ce trou dans ta chaussette de fête tricotée en fil de mariée !

Salut l’ancienne ! De Lamodernité… T’as rien à cirer ! D’où ton retournement. Tu fais l’écrit et le beau temps en ton dedans. De ta capacité d’après le mouvement d’arrachement c’est l’artiste qui est content. Ta piste est cachée dans la forêt au lieu de la toute exposée à la sainte face rafistolée Notre Dame façon mobilier d’époque déterminée et sacralisée par l’épicier brocanteur qui veut le beurre et l’argent du beurre avec lequel il a graissé les huisseries de ta serrure toute en dorures.



Aucun des meubles de l’artiste ne raconte ce qu’il raconte. Je note un donné biographique retourné et contourné, tordu du tournant du présent impossible à fixer comme on sait. Il représente pourtant quelque chose. Une capacité à excéder l’expérience immédiate (Presents) qui l’a piégé dans cette fluée de matière verbale donnée telle quelle. Le creusement formalisé de ses lettres est fait pour durer (à suivre)

notes méridiennes

(1) dans le sens de “nommer” et “nombrer”, verbes d’activités interminables dont le versus homophonie / étymologie différencie dégauchit réunit… ordonne les choses et les traduit dans une autre langue, par exemple :« Mi problema con las clasificaciones es que no son duraderas ; apenas pongo orden, dicho orden caduca. » G. Perec, Pensar / Clasificar, Gedisa, 1986, p.116.)

(2) « recto », notatio, action de noter, résultat de l’activité d’un usager des yeux face à l’armoire d’Emmanuel Aragon, objet domestique à part entière (rangement), faisant partie des meubles devenus sculptures à la suite de diverses opérations, interventions, soustractions de matières ligneuses sur des plateaux de table lisses, des panneaux d’armoire encaustiqués ou des palettes non rabotées.

(3)
« verso » : Larmoire travaille à l’envers, à revers, avec son arrière-train, son popotin malin pour parler d’un théâtre double qui doit faire son bonhomme de chemin en cinq parties avec documents d’iconographie et tas de bibliographie.
La scène est carnavalesque, TXTesque. Le fond extérieur de Larmoire c’est l’illisibilité incarnée, « L’Illisibilité en questions » ( B. Gorrillot, Alain Lescart (dir), Presses Universitaires du Septentrion, 2014.) c’est Presque Tout (P.O.L 2002). c’est beaucoup beaucoup… et plus encore SILO c’est ici aussi http://autourdechristianprigent.blogspot.fr avec d’ailleurs et d’autrement Bruno Fern et oh si ! La belle inutile.

Je dirai d’où ça vient au fur et à mesure des nécessités. Sans rien écrire le-qu’on-ne-sait-pas, l’émotion, l’affection, l’altération de la vision, le « creusement infigurable » des mots gravés dans l’épaisseur ligneuse d’un fond d’armoire « alors, de quelque matière, de quelque expérience, de quelque sensation qu’elle traite (choses perçues, paysages, corps aimés, bribes de savoirs) elle (Larmoire) enregistre moins la matière, l’expérience, la passion— que le jeté vide qui les fait abstraitement bouger : sauts, écarts, dérapage, petites catastrophes du sens, lame de la différence passée entre le réel et les mots. » (Christian Prigent, Salut les modernes, P.O.L 2000, p. 59.) « Tracer c’est trouer ».

(4) « Bon montage des larmoires ! » m’a dit le patron devant l’armoire gravée d’Emmanuel Aragon envoyée en pièce attachée : photo, nom de l’artiste, titre, dimensions... et il a rajouté : « des (l)armoir(e)s, vous le savez, il y en a de pleines d’histoires(s) dans Demain je meurs... ».

Alors je monte l’armoire Tu parles beaucoup trop « livrée en kit » et j’écris Larmoire : « Il faut remarquer que le travail (...) prend forme dans la dimension graphique de l’écrit. C’est à l’œil qu’est jetée cette épaisseur tatouée de significations anamorphosées. » (La langue et ses monstres, ouvrage cité, « Le poids de la langue », p. 52, à propos de Cummings ). On peut lire la première version de ce texte sous le titre « Cummings anamorphoseur » in TXT, n°11, 1979.

Les armoires de Demain je meurs ne m’ont pas stupéfaite, je m’en souvenais en effet. Ce sont les Larmoires trou(v)ées en lisant successivement les textes de La langue et ses monstres qui m’ont interloquée, déconcertée, laissée bouche bée et ensorcelée par cette « diablerie, le langage, (...) fasciné(e) par les formes de son vide — qui est tout le contraire de son creux. » (Roland Barthes, Leçon, Seuil, 1978, p.35)
Il s’en suit une méthode (plus ou moins égale à une fiction, comme on s’en doute) pour l’artiste et la regardeuse : prendre Larmoire à bras-le-corps et lui faire la peau (au risque d’y laisser ma peau sur la table).

(4bis) De la Place idoine à la Nuit de l’iguane il n’y a qu’une flaque d’allitération traversée par un petit soldat vaillant et besognant. — Pour tout vous dire, chers enfants, rétorque le prêtre défroqué, jusque là je ne l’avais pas lu ! — Ou plutôt, il avait lu en creux, outre texte. Aujourd’hui c’est outre tombe qu’il continue en philosophe de boudoir dans le noir tel un père apostolique pris de coliques homophobiques. « Autrement dit : si on veut chercher à penser quelque chose de [Ponge] en tant qu’écrivain politique, il faut articuler la séquence spécifiquement politique, d’une part à la séquence idéologique, d’autre part à la séquence éthique, le tout sur le fond des dispositifs inconscients qui travaillent comme n’importe quelle autre, la poétique [pongienne] (...) » (Ch. Prigent La Langue et ses monstres, ibid. p. 215-216.)

(5) « Si l’écrit n’est pas intérieurement inactif (si le détail du signifiant y joue ses minuscules aventures (...), il y a
une sorte de creusement de la surface (le champ de propulsion axiale des significations). Le travail de phrasé (...) une profondeur ouverte dans
ce qui est pourtant donné comme tout entier joué en surface. La
forme que je cherche est complexe. Mais elle ne suppose caché
aucun secret signifiant, aucun « mystère ». Il n’y a aucun recel
de « profondeur », au sens d’une vérité ésotériquement
dérobée. Tout est compris dans la surface du texte. Les
« aventures du signifiant » ont un effet « creusant » parce qu’ils
compliquent et épaississent la ligne des associations
sémantiques. Mais ils sont seulement la condition d’activité du
texte, ce qui fait qu’il y a en lui la trace d’une énonciation
vivante, qu’il ne se réduit pas à la somme des énoncés qu’il
aligne. La profondeur, c’est cette motilité. Et puisque vous
évoquez Support/Surface : la profondeur, chez un Viallat, n’est-elle
pas dans le passage potentiellement infini de la forme
biomorphiquement ambivalente qui creuse le support surfacial,
pourtant affirmé comme tel, d’une puissance illimitée de
suggestion sensuelle ? Et n’est-ce pas paradoxalement cette
suggestion qui au bout du compte nous reste des croisades
ascétiquement méta-picturales menées par les artistes de
Support/Surface ? » Cf. entretien avec Ch. Prigent, 2010

Catherine Pomparat - 9 décembre 2014

[1Critique de circonstance : selon Fabrice Thumerel « Sans forcément rechercher les bénéfices symboliques, nombreux sont les écrivains qui s’adonnent à la critique de circonstance : occasionellement, ils signalent une œuvre méconnue, redécouvrent un talent demeuré inconnu ou font découvrir un auteur étranger, payent leur dette envers un illustre prédécesseur qui les a profondément influencés ou proposent une lecture personnelle d’une œuvre proche de la leur. »
Fabrice Thumerel, La Critique littéraire, Armand Colin, Collection Cursus, série "Lettres", 1998, p 123.

[2Guide des convenances par Liselotte (Savoir-vivre — Obligations sociales — Usages mondains ). Bibliothèque de la Société anonyme du « Petit Ėcho de la Mode », 1931.
Le Petit Ėcho de la Mode est aussi le nom d’un lieu de spectacle à Châtelaudren où sera donnée une représentation de
KEULEULEU LE VORACE Le mercredi 17 décembre à 15 heures. Avec Vanda Benes et Paul Gasnier. Texte de Christian Prigent. Production La belle Inutile.

[3Chrisitan Prigent, Demain je meurs, P.O.L, 2007, p. 271.
Outre les armoires dans Demain je meurs et dans Histoire de l’œil (G.Bataille),
cf. L’Armoire Blanche de Marcel Broodthaers.

[4exclamation : dire [e ˈbe]

[6image ph. ci-contre : détail “notes méridiennes” d’après photographie "Tu parles beauoup trop" / Emmanuel Aragon©

[7Demain je meurs, p. 129

[8ça sent la merde. A Artaud, « La Recherche de la fécalité »

[9 Demain je meurs, p. 269

[10Cf. « Le Poids de la langue » in La Langue et ses monstres, livre cité, p. 46 : « Tout se passe comme si l’action de [Larmoire pseudo-Cummings] consistait à prendre le corps de la langue pour lui faire la peau et montrer son écorché. Et que ce monstre de rugosité désarticulée tienne debout, sur l’épaississement de la lettre, comme un pur négatif affirmé [...] pour en distendre les figures et les lignes jusqu’à obtenir une silhouette monstrueusement contorsionnée qui exige une lecture de biais, impliquée, active, dépliant les couches de significations »

[11voir Prigent et Gorrillot, « Prigent, quatre temps », Argol, 2009, p. 151.

[12Francis Ponge. Le Parti pris des choses (Faune et flore, cité par Bénédicte Gorrillot in Le Sens du Toucher, p. 45-48)

[13Denis Roche, Eros énergumène « Elle boit ! Elle boit ! Admirez l’incomparable dame ! » Gallimard Poésie. p. 133.

[15Ch. Prigent, Commencement, P.O.L 1989, p. 152.

[16Commencement , ibid. p. 152.

[17Valère Novarina, L’Atelier volant
« La langue est lancée contre les Idoles mercantiles et spectaculaires du « monde », libérée de la sommation d’avoir à dire le donné des choses, soustraite à l’injonction de nomination, renvoyée à une sorte d’origination de la Parole, en deçà ou au de-delà de l’exigence de communication. » Christian Prigent, « La démiurgie comique de Valère Novarina », Ceux qui merdRent, P.O.L 1991, p. 295.

[18 Important : tous les mots en majuscules sont des citations du texte gravé dans "Tu parles beaucoup trop" d’Emmanuel Aragon.
Image ph. ci-contre : détail “notes méridiennes” d’après photographie "Tu parles beauoup trop" / Emmanuel Aragon©