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Emmanuèle Jawad

vidéo Arnaud Gautier


Inventaire (Murs de rue)


2 rue
un restaurant chinois
4 – 12 une piscine
14 bar de Galice
jouxtant en vitrine : atelier de terre cuite /
de plomb : un soldat rêvé arpente la rue
16 la retouche bleue / au-delà : partie haute murée
18 rue plage haute/ partie coquillée
au-delà Lounès Matoub
plus loin faisant angle/ rue de Belleville :
Saumur
…………………………………………………………………………………………………

zone impaire / folie / zone longue murée/ On lit :
« l’amour court les rues »
vélo rouille suspendu
club
restaurant
de Tunis
Au soleil
On lit : « Aujourd’hui sur les murs/ donc jeudi chez Drouot ? »
2 drapeaux au balcon
Bookstore comme Barbouquin



2 rue briques colorées entre baies / vitres / un oiseau /
femme sur porte se regardant / digicode biffé / peinture ciel acrylique /
rez-de chaussée surmonté de blanc cassé/
devanture tôlée/ métallique/ on lit « l’amour court les rues »

4 – 12 bassins chlorés

12 rue 1922 : on demande ouvriers décolleteurs
tourn-repousseur Tri-porteur

piscine de l’intérieur vitrée du bassin
On voit en face impaire 7 rue/ une étoile 6 branches /
un motif buste de femme sur porte sans poignée/
On lit « aujourd’hui sur les murs donc jeudi chez Drouot ? »

14 rue bar
1936/ 14 rue / Pompes / Marbrerie
de la terre
de plomb : un soldat rêvé arpente la rue

4 août 1895 neuf heures du soir Célestine emprunte le costume du général
demeurant rue Dénoyez descend dans la rue contraint les soldats à la saluer
est condamnée par la 8ème chambre correctionnelle à 15 jours de prison
pour port illégal d’uniforme militaire.

rideau métallique relevé
sur plateaux de fruits/ mer/
plaque commémorative de céramique
enseigne intérieure
nu métallique sur fond jaune

16 bleue/ au-delà : haute murée
Mur de ronde de 1783/
« Mur murant Paris rend Paris murmurant »

16 bleue de transformation textile
murs noirs de couvercles capsulés/ des pochoirs/
grille ouverte sur tags affleurant les balcons

On voit

plus loin faisant angle/ rue de Belleville
vers 2 heures un taureau de la Villette s’échappe des abattoirs.
Vu le 24 mai 1888 à l’angle de la rue de Belleville, du boulevard de Belleville, Rues Ramponneau, Tourtille, rue Dénoyez il blesse grièvement

Au-delà 8 bis pièce manquante en mosaïque
18 bis

incrustation fragmentée chiffrée à la St. Jacques

Zone pleine taggée couvrant volets clos gris métallisé
« l’amour est dans les rues »
têtes à casquette bleutée d’extrême - fiction
guirlande clôt un volet de bois à une antenne hertzienne

porte surmontée/ au fronton on voit : une poupée mannequin, un globe terrestre,
une longue vue, une tortue de ficelle, un personnage en bois unijambiste

un soldat de plomb rêvé arpente la rue

une assiette plastique étoilée, une photographie,
un visage incliné tête verte/ stries de cheveux méchés



rive impaire

folie/ zone longue murée « l’amour court les rues »
pan muré encoche à volet simple d’ouverture renferme
bouts disqués peluche de cheval rose et roues miniaturisées

On voit lettre ombrée du lettrage ligné
au contour extérieur/ outline
lettre simple marquée puis bombée épaissie
torsion du cycle « ride in peace »
il recouvre mur cloqué frais pelure d’argent
totem lettres
fronton rehaussé d’images saintes micro-coquillages
chaîne à maillons pot de terre vide

11 rue On lit « splendeurs invisibles », un pochoir de Rimbaud
A l’angle : des délices
« cueillir une fleur c’est déranger une étoile »
au mur : une couronne rouge, une mésange, 7 fois 4 silhouettes au pochoir
jouxtant la numérotation « maison salubre, tout à l’égout »
plan rapproché portrait occupant toute la face du portail.

« Aujourd’hui sur les murs donc jeudi chez Drouot ? »
2 drapeaux au balcon
Bookstore comme Barbouquin




Briques entre baies /vitres /
femme se regardant
/ digicode biffé/ peinture ciel
surmonté de blanc

Bassins
de l’intérieur vitré
en face une étoile à 6 branches
buste de femme sur porte sans poignée

rideau relevé
sur plateaux de mer
plaque commémorative
enseigne intérieure
métallique

haute murée
bleu textile acrylique
murs noirs capsulés
grille affleurant les balcons
zone couvrant volets clos

têtes d’extrême- fiction
guirlande

encoche à volet simple
bouts peluche rose et roues

lettre ombrée d’un lettrage ligné épaissie
torsion mur cloqué frais pelure d’argent
totem lettres

un fronton d’images saintes
de micro-coquillages
chaîne pot vide
des délices
une couronne rouge
une mésange
des silhouettes pochées
un général

Briques entre baies vitres biffées
Bassins à la face étoilée
Rideau de mer acrylique jouxtant les murs capsulés
Un général d’extrême-fiction ombre le lettrage ligné
Une encoche à volet simple
Dans la torsion d’un mur cloqué frais

mur de ronde de 1783
mur murant de Paris aux 60 portes

mur murant Paris rend Paris murmurant

un drame militaire en 5 actes et 8 tableaux
à l’affiche des théâtres des Folies-Belleville
et de la Villette en 1899/

un soldat de plomb arpente la rue
un uniforme emprunté
un général d’extrême fiction

le 24 mai 1888 arrivé rue Desnoyez l’animal échappé furieux
blesse grièvement labourant de ses cornes

le 4 août 1895 à neuf heures du soir Célestine emprunte le costume du général
demeurant rue Dénoyez est condamnée pour port illégal d’uniforme militaire.

Bouts peluche rose et roues guirlande
Dans l’encoche à volet simple
Ouvrant le mur

Contour extérieur ombré graffitis
Tout un lexique
il explique :
Une laque métallique argente le mur




Emmanuèle Jawad sur remue.net

Patrick Chatelier - 19 juillet 2015
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