Mouvement souterrain, naturellement impérieux

Jacques Norigeon écrit Je suis une rivière au rythme fluctuant d’un cours d’eau allant de page en page en l’ éclat de mots qui s’écoutent quels que soient les contours de l’objet flottant.

Le ruissellement de l’Arc qui enchanta Cézanne et Zola scintille depuis les photographies de Claude Vénézia :

Votre ville inquiète, je dois la tranquilliser, l’arroser de rumeurs enfantines et de refrains niais, qu’une mélodie balnéaire lui prête des allures de paix et d’été, des parfums de pain, de sucre filé et parfois de viande saisie, le clapotis serein des moments d’abandon retenu, que le passant arraisonne enfin dans le calme les jours dégringolés de la semaine dernière.

Cette ville hier soir 3 juin se nommait Tarbes où Jacques Norigeon qui dirige aussi, entre autres choses, la collection petit à petit (un peintre et un poète ensemble) chez propos2éditions lisait au Parvis la totalité de Je suis une rivière comme un
dessin sans fin inaugure un monde où tout pourrait débuter.

Catherine Pomparat - 4 juin 2005