"Prolonger des phrases, les prolonger encore"

Quand l’écriture elle-même prend le dessus. (Prolonger des phrases, les prolonger encore, pour que la phrase prenne le pas sur la pensée de l’auteur, que la langue apporte ses propres richesses, que l’auteur lui-même n’avait pas prévues.)

Durant tout un week-end (du 2 au 4 décembre 2016), Pierre Senges fut à la fête, à Nantes, grâce à l’invitation d’Yves Arcaix et de son collectif La Tangente– pour un programme fastueux de rencontres, lectures, cartes blanches, avec notamment Yves Arcaix, Hélène Frédérick, Nicole Caligaris, Emmanuel Requette, Benoît Vincent, Sergio Aquindo (le programme est ici : https://latangenteblog.wordpress.com/programmation/

Pour voir des images de ces moments : page facebook de La Tangente.

Et cet entretien final, où Pierre Senges répond à mes questions, ainsi qu’à celles, hors micro, des comédiens présents dans la salle (Thibault de Montalembert, Yves Arcaix, Hervé Guilloteau) (ne vous étonnez donc pas des lacunes sonores momentanées de cette captation, entre la 7e et la 11e minute – je ne produis pas de coupes sur le fichier audio, car les réponses que produit Pierre Senges, d’emblée, sont extrêmement révélatrices et enseignantes, quant à son rapport à la ponctuation, qui fonctionne selon différents régimes (citant Roger Chartier, séparant entre ponctuations de l’esprit et ponctuations musicales) entre lesquels il prend toujours le parti de la musique, du prosaïque : prenant la voie de la voix, en somme.

Pierre Senges, clôture du festival Bifurcations (Nantes, décembre 2016), entretien avec Guénaël Boutouillet.

image ©charlottedesmousseaux

Guénaël Boutouillet - 14 décembre 2016