Anne Kawala l POEME DE LA VOLTAIRIENNE SCHTROUMPFPUCELLE

POEME DE LA VOLTAIRIENNE SCHTROUMPFPUCELLE

au cœur du cœur de l’écrin, incidemment, je rencontre Voltaire
de Voltaire, La pucelle, et dans La pucelle, je rencontre Voltaire
fourrageant depuis ses lumières contre la prétendue obscurité d’un Moyen-âge, Voltaire extrayant d’Arc et Sorel, d’elles les jus pour en faire un cocktail
dans les mains de François-Marie Arouet l’écrin devenu shaker d’or c’est,
tchickatchikatchick-aïaïaïe
fraise tagada tagada tsoin-tsoin
très injuste Voltaire, fait gaffe ça va gicler
Voltaire de deux des femmes ayant permis à Charles VII de devenir roi de France
en lieu et place d’un état de petit roi de Bourges
Arouet fait tire-couettes rageuses et jalouses, guerrières à ce seul endroit
le cul, l’amour, le quotidien, un stéréotype d’un péjoratif féminin
c’est l’extension du domaine du syndrome que Katha Pollit poliment
nomma Schtroumpfette
ça culmine, le cocktail est ready à être servi quand
est niaiseusement crié dans La pucelle par Sorel :
Je suis Agnès, vive France et amour !
cliché dites-vous ?
depuis le cœur du cœur de l’écrin, toutes les perspectives se modifient,

26 mai 2017