Benoît Artige | Figures libres

Mélange de divagations biographiques, de portraits détournés et de rencontres improbables, ces « figures libres » explorent le potentiel romanesque de personnages réels pour tenter d’en faire de redoutables machines à fictions.

Né en 1983, Benoît Artige vit et travaille en Île-de-France. Il a publié des textes en revues (Patchwork, Jef Klak, Ce qui reste…), notamment une série à partir de collages sur photographies peintes de Frédéric Khodja sur Remue.net. Depuis 2015, il tient le blog Les Lignes folles. Au quotidien, il entremêle à sa pratique de l’écriture celles du dessin et du chant.



Par la fenêtre, il peut contempler la baie et, aujourd’hui, c’est à croire qu’aucunes autres couleurs n’existent que ces infinies nuances de gris superposées.

Elle avait pris des cours de chant, de diction et de maintien, fait des essais en noir et blanc – comme ça, pour voir –, puis en couleur, sans le moindre succès.

Elle se demandait bien pourquoi il lui avait donné rendez-vous sur la piste d’essais installée sur le toit de l’usine...

Peu de temps avant de disparaître, il répétait...

Elles auraient dû faire montre d’un peu de fantaisie d’espièglerie, ne serait-ce que sourire...

Voilà : désormais je peux avouer ce que Jacques Derrida me confiait la tête dans le bac à shampoing.

C’est elle qui, en qualité de marraine, avait choisi un nom, qu’elle avait voulu simple et plein d’espérance.

Marie-Laure faisait mine d’avoir les titres en horreur et exigeait qu’on l’appelât par son prénom...

Elle était vêtue d’une sorte de drapé blanc très court, très moulant...

J’ai retrouvé la trace de Groucho Marx