
modern oblivion 11a - mars 2009
contact : philrahmy[at]gmail.com
Né à Chêne-Bougeries (GE) en 1965, licencié en Lettres (UNIL), égyptologue de prédilection, Philippe Rahmy est l’un des membres fondateurs du site remue.net.
Lauréat bourse d’écriture PRO HELVETIA 2010
A publié « Mouvement par la fin – un portrait de la douleur » (Cheyne Editeur 2005. Prix des Charmettes – Jean-Jacques Rousseau 2006. Sélection Fondation CH 2006. Réédition 2006/2008). Continuant d’explorer l’affrontement de souffrir, les rapports du langage au désir et les figures grimaçantes de la perte, il a publié en 2007 « Demeure le corps - chant d’exécration » chez le même éditeur (rééd. 2009), et les « SMS de la cloison », formes de l’urgence, aux éditions publie.net en 2008.
BLOG
kafkaTransports
Nov. 2009 : "Cellules souches" avec Stéphane Dussel, aux Éditions Mots tessons. On recommande chez le même éditeur la sortie simultanée de "L’espèce" de Mathieu Brosseau.
chronique de Fabrice Thumerel sur libr-critique
Christine Genin sur lignes de fuite
agenda :

23/06/2010 : lecture rencontre Alliance française de Shanghai, Centre de Hongkou, 297 Wusong Lu, 6e étage, Médiathèque, Tél. : (21) 63 57 53 88, 19 heures
21/06/2010 : lecture au Pavillon du Forum francophone des affaires (FFA), site de l’Exposition Universelle de Shanghai, 9h30
18/06/2010 : Cheyne, 30 ans d’édition de poésie. littérature des marges, autour de la collection Grands fonds, avec Jean-Marie Barnaud, Jean-Pierre Siméon, Marie Cosnay, Dominique Viart, Centre Pompidou, Petite salle, 19 h
21/05/2010 : lauréat bourse d’écriture PRO HELVETIA 2010
30/01/10 : Soirée "le psychanalyste n’est pas poète assez" organisée par l’AEFL- 20H à la Maison abandonnée-Villa Cameline, 40 av Montplaisir 06100 Nice
17 au 24/12/09 : playlist ubuweb, sur webSYNradio (Ergo Phizmiz, Kathy Acker, Otto Muehl, Andrzej Dobrowolski, Pierre Guyotat, Meredith Monk...)
2 au 20/12/09 : au Théâtre des Enfants Terribles,
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L’énoncé banal touche au fait. lettre ouverte à qui veut & manifeste si on veut histoire sans paroles (presque) « ce qu’on ramène d’une lecture » mettre le monde entier entre soi et l’enfer alors que tu pourrais écrire, tu retiens, jusqu’à ce que la pression extrême perfore le langage et passe dehors —X-- à cette sortie qui ne suppose nul accueil, nulle perte ! travail en cours contre la migraine - une littérature à l’usage des machines ne plus exister en tant que personne, mais comme dispositif Au croisement de nos singularités, la peur. filmer cette décharge au fond de l’œil rien ne nous distingue 20 mai 2008, pour clore la saison 2007-2008 du Cycle remue.net "hors les murs", au Théâtre Cerise/Café Reflets, Paris 2ème, entretien de Jean-Marie Barnaud et Philippe Rahmy. Mieux vaut se taire, mieux vaut trahir. Sait-il que quelques fragments réaliseront l’œuvre dans l’échec ionisant de l’œuvre C.S.D À mesure que le langage s’épuise à nommer, un corps silencieux se constitue. Il y aurait d’un côté l’entreprise, les chiffres, l’ordre, et de l’autre côté les poètes, la littérature, les raconteurs d’histoire. NdE fais de ce jour, un jour heureux mais de quoi ça parle ? d’un monstre, d’une héroïne ? texte en cours transcription de la lecture faite à Cheyne Éditeur, le 24 août 2007 there is no fiction in this lie, and no art film, lecture et montage par l’auteur, pour la nuit remue 2 le temps perdu compte pour éternel Le chemin est long et je n’arrive pas à avancer. L. S.-B. ... l’onde se propage ... "Ainsi tu cherches à te rapprocher de ce qui se détache" S.B. certaines plaies sont des machines et non plus des bouches écrire avec sur l’oeil l’impact d’un noyau de cerise Un dialogue entre J.-M. Barnaud et Ph. Rahmy, à partir d’une approche de Béliers, de Jacques Derrida, et de textes de Paul Celan. |
Les enfants s’approchent et leurs mains se mettent à voleter sur la pierre noire. le corps vulnérable au regard L’exode est ma genèse. CSD en compagnie de ceux que nous aimons [...] la tâche secrète d’écrire l’épreuve qui réduit au silence R.L. toi et moi connaissons. / le démunissement. G.V. Qui oserait se prétendre pardonné ? ...tirer des mots, le silence. Sur l’île de Gozo, entre égoût et source miraculeuse... ...le monde s’enfonce dans le sang comme un œuf d’obsidienne... Le poème est le lieu utopique de la compassion, ce corps affranchi de l’angoisse de disparaître, qui désire habiter le lieu de sa finitude... Texte écrit à quatre mains avec Jean-Marie Barnaud Alors, quel visage accorder à la poésie contemporaine ? S’en tenir aux surfaces, aux méthodes combinatoires, au fétichisme des choses ? Ou bien oser ? Oser écrire « visage » du poème contemporain à l’impératif-singulier-du-présent-de-toujours ? Infini salut du verbe au présent de l’existence, salut eschatologique à la fois baptême et sentence de mort qui fonde le poème contemporain comme l’expérience privilégiée d’une phénoménologie transcendantale... Vouloir dire la mort, c’est régénérer la faculté du langage à forcer l’interdit, et la faiblesse de devoir le taire. La douleur épuise et assèche l’esprit, mais rien n’épuise, ni n’assèche la douleur. non-chronique à l’usage du Vendredi... Le cri de celui qui souffre fend le mal et lui permet de distinguer, à travers la permanence de sa douleur, un mirage, les bords estompés de la vie dont il est privé. La lumière s’adresse, se fraie un accès au monde par la parole lorsque cette parole fonde, immense mobile, immense exclamation, le seul royaume possible, fût-il immensément vide... Je dis aussi "générosité" car la vision de Prigogine somme le littéraire de repenser son rapport au temps, hors déploration, hors nostalgie, hors fantasme, en somme hors littérature... Au début, c’était une intuition. Il n’en reste que la trame. Au début, il y avait autre chose, les poèmes bien sûr, mais aussi un "quelque chose", un "cela"... Ne voit-on pas la haute figure d’Œdipe, féroce, maigre et légère comme le rire, poser ses pieds nus sur la route qui avance sans eux ?... (en réponse à une chronique de Ronald Klapka et suivi d’un écho de Jean-Marie Barnaud) Ce n’est pas vraiment une chronique, juste quelques mots, lâchés dans le temps qu’il fait... "Inhumanité" est sans doute le seul mot dépourvu de sens... (avec un écho de Jean-Marie Barnaud) La parole, comme le vent, sont du monde... Bien sûr qu’il y a une Pâte, absolument, une Pâte comme la pâte à pain, à part que cette Pâte n’a rien de comestible, qu’elle n’est pas là pour faire plaisir aux gens, n’est le toutou d’aucune mémère. alors, chiche ? parler dans le baiser du clochard comme marcher du hors-monde au monde, marcher entre des tombes, entre les mots froids qui ont déjà été dits... |
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