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Emmanuelle Pireyre au théâtre du Fil de l’Eau (Pantin, 93)

Emmanuelle Pireyre, née en 1969, est un écrivain aimant mêler au texte proprement dit d’autres formes (vidéos, conférences PowerPoint) ; un écrivain travaillant lentement, car “attendant, de chaque livre, quelque chose qui l’étonne”.

Bibliographie
Elle a publié « Congélations et décongélations et autres traitements appliqués aux circonstances », (ed.Maurice Nadeau, 2000), « Mes vêtements ne sont pas des draps de lit » (ed. Maurice Nadeau, 2001) et « Comment faire disparaître la terre ? » (ed. Seuil, coll. Fiction & compagnie, 2006). Lire cette interview par Le Matricule des anges.

Son projet de résidence consiste en l’écriture d’un texte destiné à la scène, qui sera monté et représenté au théâtre durant la résidence par la compagnie du Dernier soir. Cette écriture pour le plateau constituera un prolongement du cheminement vers la scène, entrepris depuis plusieurs années avec la pratique des lectures en public.
Elle organisera également des séances d’Université populaire sur la littérature où seront invités des auteurs, des artistes, des critiques.

La structure d’accueil, la compagnie du Dernier Soir, dirigée par Myriam Marzouki, travaille à la mise en scène de textes non conformes au genre théâtral proprement dit. Elle est associée au théâtre du Fil de l’Eau, implanté à Pantin,au bord du canal de l’Ourcq, depuis 2008

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Johanna (assise) – En même temps, a priori, le bonheur est vraiment plus le truc du moment. Pour les années 2010, le bonheur est loin d’être la priorité numéro 1.
Charline – Et tous ces gens heureux alors ? Tous ces petits groupes d’amis autour de leurs barbecues, tous ces petits groupes hyperréalistes, hyper normaux et hyper heureux dans leurs jardins ?
Pierre-Félix – C’est vrai, il y avait encore dans un passé récent, un acharnement au bonheur, c’est ce qu’on constatait dans les jardins. On avait l’impression que la réalité s’était apaisée, qu’on était arrivé à une extrémité paisible de l’histoire humaine. Pourtant il restait un angle mort, une zone où on ne distinguait rien : derrière l’arrière de la maison. On posait sans cesse la question, on disait : « Ok, mais c’est pas possible, il y a un truc. ».


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