Anne Caillat |Paysage

Miroirs, miroirs. Reflets.

L’eau est au centre. Ronde de l’eau.
Ronde de la vie. Rondeau.
L’eau immobile. Miroir de l’eau.
La vie mobile. C’est le bateau qui mène la danse ou plutôt les hommes
qui halent la barque.
Double vie par le miroir. Double vie du tableau.
Les hommes plongent dans le miroir à la recherche d’une autre image.
Lac ? Fleuve ? J’aime à croire que c’est un lac et qu’éternellement la barque en fera le tour.
La tour et son reflet prolongent en force le mat du bateau. Coupe les collines, plonge dans l’eau.
La tour et son reflet tranchent l’espace en deux. Ombre et lumière. La rive de l’ombre, l’eau sombre.
La rive éclairée. Deux tableaux.
Mais la tour tranche et croise la rive. Croix du tableau, quatre paysages, quatre tableaux.
Ronde qui se prolonge avec la fumée. Ronde qui repart dans les nuages.
Eau immobile, semblant d’immobilité. Ciel agité, nuages en mouvement.
Fumée de nuages ou nuages de fumée.
Et la ronde reprend, gravit la colline, diagonale si nette, pour atteindre le sommet.
Pause en haut.
Observatoire.
Vue sur la tour qui tranche sombre et encore éclairée.
De là-haut, on voit bien la fumée, anneau qui rejoint la ronde des nuages.
Observatoire.
Rive ensoleillée, autre miroir de là-haut.
La vie tourne.

1er février 2012
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