Je vois un haut et un bas

À travers la fenêtre de ce gratte-ciel,

je vois le firmament, le ciel, la nuit, une belle étoile, la lune et d’autres planètes. Ça me fait penser et ça me calme. Je suis dans cet instant dans une pensée indifférente. Ça dépend. Toujours des autres visions. L’univers est immense. Maginable ou inimaginable. C’est une belle aventure. Le jour donne des autres visions. Les gens, les voitures, les bicyclettes. L’ensemble des gens entre faire un grand bla-bla-bla. Souvent pour rien, souvent pour des choses d’une certaine importance. On regarde, on pense et en fait, j’ai l’impression qu’on n’a pas compris grand-chose. Ça va venir, ça va venir.

À travers la fenêtre de ce train,

je vois tout dans un sens positif. Les villes, les villages, les forêts, les vaches. Dommage, je n’entends pas leur Meuh traditionnel. Mais ça fait plaisir de les voir manger leurs herbes. Mange, belle bête. Tôt ou tard, tu vas finir dans les assiettes. On ne va pas oublier la bonne bouteille. Ton besoin de manger l’herbe 24 heures sur 24 ne sera pas oublié. On t’aime. Dans la nature comme dans l’assiette. Bon app’.

À travers la fenêtre de la télévision,

je vois des émissions très informatives et intéressantes, des films et des reportages aussi. Mais rester un quart de sa vie, donnée par Dieu, devant la télévision, je trouve ça peu utile. Une bonne et brave action réelle peut servir peut-être mieux que le film de Disney avec Mickey Mouse et Teddy Bear.

À travers la baie vitrée de cette cafétéria de banlieue,

je vois les gens discuter et consommer. Ils peuvent dire comme ils veulent. C’est leur liberté de s’exprimer. Ils peuvent parler de l’argent ou de la fête qui n’est pas longue. Tout ça ne m’intéresse pas tellement. J’écoute mais en grand, ça c’est peut-être d’importance pour moi. Ce n’est pas l’égoïsme qui s’exprime, c’est plutôt la logique.

À travers la fenêtre de cet hôtel en bord de mer,

je vois la mer, un élément. Je vois un haut et un bas. La vie est faite comme elle est faite. Donc je ne vois que ça.

À travers le hublot de cet avion,

je ne vois… rien du tout. Dodo !
J’ouvre mes yeux en arrivant et ça réagit.

À travers la vitre du métro,

je vois trop de stress. Le but est d’arriver là où je voulais aller. Le reste ne m’intéresse pas. Écouter le bla-bla-bla du métro ne m’avance pas. C’est que le métro seul m’amène là où je voulais aller.

À travers la lucarne de cette grange,

je vois tout ce qui est devant moi.

À travers la fenêtre étroite de ce château,

je vois de belles choses, un lac, une forêt.
Et je pense à cette triste belle époque.

À travers le vitrail coloré de cette église,

je vois mon intérieur. Pas grand-chose.

À travers le soupirail de cette cave,

je vois des milliers de pieds mais pas de visages.

À travers la fenêtre de mon enfance,

je vois le Disneyland. J’ai même lancé un verre d’eau sur la tête d’un promeneur. Quelle engueulade ! C’était quand j’étais enfant.

À travers ma fenêtre préférée,

je vois les étoiles, le firmament, le jour le chaos sur les rues, les voitures.

Henri

Extrait de l’atelier du 30 janvier 2012.
© Tous droits réservés pour les textes

14 février 2012
T T+