écrire à partir d’une musique

Le vent

Il nous touche...
Nous entoure...
Nous enivre...
Nous prend dans son tourbillon...
Nous enlève,...
Nous partons alors, lui et moi.

La pensée s’envole avec le vent, le corps restant aliéné pour durer et revenir, pour revivre une autre fois un autre spectacle de la nature.
La vie bercée dans le chant du vent est comme la musique qui naît, itérative à l’infini ou l’unique. La divine dimension nous échappe parfois, mais de temps à autre nous ouvrons ce sésame précieux. Le cycle éternel, le retour du même, la pensée débridée partante vers sa destinée sans fin.
Où va-t-elle pour renaître, que fait-elle pour resurgir à nouveau ? Le sort de la nature est le nôtre, nous faisons partie d’un tout.
Mon vent, j’entends aujourd’hui ton bruit d’autrefois, mais j’entends autrement, car je ne suis plus la même. Tu es mon allié qui me réunit avec la nature, qui me réconcilie avec le passé et le futur qui approche.
Je regarde le blé en vagues ballotté et plié par le vent. Je vois le vert qui vire vers le jaune avec le vent qui tourbillonne autour de lui-même pour donner du grain à la plante, du jaune des récoltes futures.
Qui pense, en mangeant du pain aux champs qui étaient chahutés par le vent, dorés par le soleil et travaillés par l’homme ?
Nous étions là, ancrés avec les jambes dans la terre. Le vent passait en dessous et au-dessus, la crinière dansait avec le blé, mes cheveux aussi.
J’écoutais ce vent, ce souffle de la vie, cette création unique et éternelle à la fois. C’était la musique des champs, c’était la musique de la vie.



Texte écrit par Zéphyrine.



Dans l’atelier d’écriture animé par

15 août 2012
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