Où chaque soleil qui vient est un soleil rieur

Où chaque soleil qui vient est un soleil rieur, un poème de Jean-Marie Barnaud accompagné de peintures de Laurence Jeannest vient de paraître aux éditions Cheyne.


  Du 10 décembre 1863 au 4 mars 1864, durant la traversée de retour du Japon à la Méditerranée, le capitaine d’un trois-mâts goélette, La Bienvenue, écrit cinq lettres d’amour à Marie « [sa] chère femme ».

  Il lui raconte le vent et les alizés, les saisons de l’hiver, les pirates de la Sonde, la mousson, l’orage et les calmes.

  Il lui parle des sternes, des pétrels.

  Il se souvient et il rêve de revoir, c’est tout un, « les kakis enguirlander/[leur] jardin,/ nus dans la neige aimable… ».

  Il confie à sa correspondante les incertitudes de tout voyage, qu’il soit de la mer ou de la vie, il est tout un, je l’écris à nouveau, le mouvement qui porte vers l’à-venir et le déjà-venu, il n’est pas une image, il n’est pas une figure de style : le temps de la mer et de la vie convoque les mêmes mots sur la lettre blanche où se dit l’amour, son mouvement sans fin est celui du lieu où s’écrit la poésie, de l’instant proche à la côte lointaine.


On entendra Jean-Marie Barnaud lire des extraits de ce texte ici. Où chaque soleil qui vient est un soleil rieur est suivi d’une postface intitulée « Lignes de foi » qui en évoque la genèse.

Du 14 au 18 octobre 2008, on verra les peintures de Laurence Jeannest à la Galerie Olivier Nouvellet : 19, rue de Seine, 75006 Paris. Vernissage le mardi 14 octobre à partir de 18 heures. Galerie ouverte du mardi au samedi de 14h30 à 19 heures.

Dominique Dussidour - 12 octobre 2008