le rapt des "indisponibles"

Auteurs, on prend vos livres dits "indisponibles", et si vous ne voulez pas qu’ils soient numérisés par un système qui vous échappe, il vous faudra prouver sur votre honneur et sur présentation de votre carte d’identité que vous en êtes l’auteur...
C’est ce que François Bon appelle justement goujaterie - insupportable.
Le système (loi, décret, financement, conseil "scientifique", commissions, discours au nom de l’intérêt général, renversement de la charge de la preuve, "instruction" de votre dossier, réponse dans trois mois, etc.) s’appelle ReLIRE. Son site est ici : http://relire.bnf.fr/
Pour prendre la mesure du rapt [1], il faut lire la première réaction de François Bon : auteurs, contre l’État voleur, réclamez vos droits !
Si vous êtes éditeurs, votre catalogue peut avoir été dépouillé.
Les auteurs étrangers traduits en français sont eux aussi visés.
Comment faire ? Suivez le Petit guide de survie à l’usage d’œuvres indisponibles de Lionel Maurel.
Voir aussi :
- sur la collusion d’intérêts qui a conduit à cette catastrophe en cours, de Philippe Aigrain, Corruption des institutions

9 avril 2013
T T+

[1Peut-être trouverez-vous ce vocabulaire excessif ? Lisez l’avis d’un commissaire principal honoraire de police nationale, pour lui c’est un "hold-up".