Il en reste des acteurs

Il en reste des acteurs, des témoins, des films, des livres, des photos, des enregistrements, des pensées, des signes, des étincelles...

Sept jours ailleurs (1968), Camarades (1969)... : réalisateur engagé dans les « événements » de Mai 68, Marin Karmitz demeure une figure marquante du cinéma indépendant.

Au-delà de la rotonde de Nicolas Ledoux à La Villette, et une fois franchie la place de la Bataille de Stalingrad, bientôt, le 5 octobre, Marin Karmitz fera traverser les spectateurs et les aficionados de son célèbre cinéma MK2, installé quai de Seine, sur un « vaporetto » électrique allant vers le MK2 du quai de la Loire, juste en face, son tout nouveau lieu de rendez-vous.

Déguisé cette fois-ci en Charron des temps modernes, l’auteur de Coup pour coup (1972) continuera donc à nous faire découvrir, avec toujours le même enthousiasme, le déroulé inattendu d’un flux d’images de qualité, qu’elles soient diurnes ou nocturnes, en couleurs ou noires et blanches.

La liste des films réalisés ou produits par Marin Karmitz (voir le site de Patrick Rebollar, chronique du 9 septembre) compose ainsi, en toute logique, le blason d’une philosophie intransigeante par rapport aux liens - évidents ou dissimulés - qu’entretiennent la politique et l’art cinématographique.

19 septembre 2005
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