Reverdy à Carcassonne


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Ainsi m’arrêta moins le fait d’apprendre que dès 1912 , Reverdy présentait le cubisme comme imprégné de l’esprit non seulement de Mallarmé mais encore de celui de Rimbaud. D’un Rimbaud que, dans le domaine des arts plastiques, l’esprit audacieux de Picasso aurait, selon lui, renouvelé, alors que, pour Yves Bonnefoy, Picasso n’est jamais que la suite logique de Manet qui, le premier, a rompu "avec le devoir de responsabilité ontologique" qui impose de retrouver le contact avec l’être ; celui chez qui s’affirme "contre toute pensée qui s’organise le droit à l’autonomie des signifiants du langage et du désir qui s’y joue", que le fait que ces deux hommes avaient vécu la même expérience lorsque, jeune homme, ils lurent l’œuvre de Rimbaud, soit celle de cette émotion poétique dont Reverdy s’attachera à montrer toute l’originalité.

chantiers.org parle de 19192, on corrige sans l’avis de Serge Bonnery...

voir aussi leur dossier la littérature et la guerre de 14-18

16 décembre 2004
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