élans, écritures, voix

  Elles sont quatre écrivains
  la première écrit « Qu’est-ce qui amène l’autre à revenir (ou à préférer ne pas) ?
   ‘‘Revenir’’, c’est le mot que j’ai choisi »
, c’est Olivia Rosenthal
  la deuxième écrit « Ce mot m’interroge et me fascine. Ensemble. Parce que j’aime tant être seule, vivre seule, écrire seule que je suis étonnée de cette joie à travailler en atelier », c’est Cathie Barreau
  la troisième écrit « Avec le choix de vivrécrire sans les horaires réguliers ni le patron ni le salaire de fin de mois : les ateliers comme d’évidence pour une autre façon de découper les jours », c’est Albane Gellé
  la quatrième écrit « Entrée en matière / tour de table / visages inconnus qui se nomment / se prénomment – noter - du groupe à la personne / puis / dire et expliquer / le pourquoi de nous ensemble / pourquoi la tentative d’écrire », c’est Fabienne Swiatly
   Quelle fatigue, quel élan ?, telle était la question culottée posée à quelques écrivains praticiens des ateliers d’écriture le 15 février dernier, au Centre Cerise
  Fabienne Swiatly, Albane Gellé, Cathie Barreau et Olivia Rosenthal racontent la fatigue de devoir sans cesse recommencer la nage à contre-courant, la découverte simultanée, concomitante, de l’expression juste et de la relation la moins faussée possible, racontent l’élan…

  Certains politiques n’ont pas ces problèmes, ils tranchent
  savent mieux que quiconque, même la science, partout l’autonomie est l’ennemie
  ne savent pas qu’inventaire/ invention donne, sur la Toile, à la lecture littéraire, ce qui est peut-être une de ses mises en page les plus adéquates.

  Autonomie et invention inséparables, François Bon lance publie.net, on fouille dans le catalogue – lancement en janvier avec 50 titres, bientôt 100 – comme dans une boîte de bouquiniste ou sur une table de libraire, on est heureux d’y retrouver // qui tu aimes bien // Jacques Ancet, et nous ne demandons l’avis de personne pour décider ce qui est de notre actualité par quoi

  Pascal Boulanger cherche « ce trait […] qui déjoue la parole du Destructeur »

  Martine Sonnet évoqueson père qui fut ouvrier dans l’Atelier 62 à Boulogne-Billancourt

  Pierre Guyotat rappelle que « la poésie est affaire de pensée »

  Jérôme Thélot écrit contre la mort

  et Jean-Pierre Moussaron raconte son itinéraire.

  Des voix continuent de tresser les mots et les images au fil des mois et des espaces, vous les connaissez :
   « Quand l’espace est petit, très petit, c’est un interstice », le nautile inutile est le nouveau radeau de Catherine Pomparat

   Levé(s) où la terre clairsemée traverse : André du Bouchet et Jacques Dupin en revues est la nouvelle chronique de Jean-Marie Barnaud

   « Une voix à la radio le dimanche matin, entre 8 et 9 heures, un jeu, Seul contre tous », ainsi débute la première séquence que nous adresse Cécile Wajsbrot de Berlin.

   ici est la rose, ici il faut danser #3 against. à vif à mort. presque on consent à peine à peur. on n’est pas prêt. on bricole de la folie de vivre qui cherche ses surprises. mais rien rien rien. s’il ne fallait que la rage ce n’est pas de l’amour. ne restera que la langue. le corps enclin les chiens. mais courroucés, Claude Favre continue, lisez cet épisode 3, puis reprenez en 1 et en 2

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3 mars 2008
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