Ma vie au moulin

L’action se passe de nos jours dans la chambre d’Elsa, où suivant un mot d’Henri Matisse, E, L, c’est Elle et Lui, E pour Elsa, L pour Louis.

Matisse


Ça parle d’un navire perdu ou d’un radeau ou bien encore d’un traîneau, on est dans un jardin puis à Venise.

Ça parle des yeux bleus et de laisser le silence aux cigales.


« La pièce a la forme d’une parenthèse, le mobilier d’une digression. Elle est verte, bleue ou mauve selon les gens. »

Aragon.




La photo du début de ma résidence sur facebook – janvier 2015 :


Moi résidente

(c’est maintenant)

55 mentions J’aime 65 commentaires


Mais c’est fini : ma résidence d’écrivain à la Maison Elsa Triolet-Louis Aragon se termine , nous sommes déjà en novembre.


Je suis venue au moulin quasiment chaque semaine et j’avais pris l’habitude les jours où je venais, de dire « je suis en Aragonie aujourd’hui » ou bien « je suis au moulin ». Ça ne voulait pas dire que je n’y étais pour personne. Car je partageais la vie du moulin (et ses déjeuners) et menais régulièrement des ateliers d’écriture au sein même de la maison ou hors les murs dans les écoles des environs (dans le temps scolaire ou périscolaire) ou bien encore lors des événements créés tout au long de l’année au moulin.


J’avais une chambre avec un bureau qui jouxtait celle d’Elsa. Une vue sur la cour. Une place sur la terrasse. Mes habitudes au jardin. Mes découvertes au fond du parc. Ce fut donc presqu’une année, une parenthèse – comme celle qu’évoque Aragon à propos de la chambre d’Elsa, parlant aussi de digression.



Au milieu ma chambre



À part les ateliers que je viens d’évoquer, d’autres choses ont été faites. Ainsi, je suis allée jusqu’à Harfleur en Normandie pour accompagner une opération de la Maison dans la ville. Et nous avons aussi élaboré une valise spéciale (dite oulipomatique) conçue dans l’esprit des malles (pédagogiques) lesquelles circulent déjà depuis la maison jusque dans les écoles (par exemple). Tout ce qui s’est tissé cette année avec la Maison Elsa Triolet-Aragon continuera au-delà de cette année. Nous avons des projets communs qui se profilent et que nous mènerons ensemble grâce au travail de ce temps passé ensemble avec l’équipe de la Maison.


Le dimanche 22 novembre, (à 15h) soit trois semaines après la fin de ma résidence, nous organisons une après-midi de rencontres notamment autour du travail qui a été fait – ce que m’a permis ma résidence en somme.

Dans le bal parquet (acquisition récente de la maison), nous prévoyons ainsi un moment d’échanges animé par Philippe Annocque qui connaît bien mon travail et mon parcours.

ll y aura un aperçu d’abord de la publication de mes quatre livres parus cette année - c’est mon actualité :

(Per fare il ritratto di un pesce (avec des Illustrations de Maja Celija) Editions Orecchio Acerbo.

Le douk-douk, à l’Ecole des loisirs.

Le Parfum du jour est fraise, éditions de l’Attente.

L’équation du nénuphar, éditions Louise Bottu (adaptée donc pour la RTBF).)

J’essaierai aussi de rendre compte de l’expérience d’être simplement dans ce lieu de vie, de visite et des imprévus que cela a suscité. Une lecture sera également donnée par Emma Morin avec qui depuis longtemps je cherche à partager de tels moments car j’aime vraiment son travail depuis que je l’ai découvert. Elle lira plus particulièrement Le parfum du jour est fraise paru aux éditions de L’Attente. J’évoquerai sans doute également les travaux d’écriture finis pendant cette résidence ainsi que ceux qui sont encore en cours d’élaboration ou de maturation :

Méfie-toi de l’héroîne qui dort /Pas de printemps pour Acapulco/Vous êtes bien cavalier, cow-boy



Le bal parquet

Ici, tous les renseignements concernant la date et l’heure & + de la rencontre (22 nov à 15h à la Maison Elsa Triolet Aragon) : http://www.maison-triolet-aragon.com/# !rencontre-autour-de-la-poesie-de-pascale/c77

12 novembre 2015
T T+