Février 2015

03-02-15
Envoi d’un premier mail collectif à toute l’équipe de M. SLOOP > 05-02-15 > découvre que l’adresse mail n’était pas la bonne, que personne n’a rien reçu. (Honnêteté voudrait que je dise que je l’ai mal enregistrée, cette adresse...)

06-02-15
Tinqueux – Maison de la poésie et Centre de création pour l’Enfance. Fatigue + crainte + froid contrebalancés par la chaleur humaine # Mateja Bizjac-Petit. Les imaginaires coexistent.
Rencontre (liste non exhaustive) de

  • Fabienne Swiatly
  • Pierre Soletti
  • Dorothée Volut
  • Serge Pey
  • Bernard Bretonnière
  • Frédérick Houdaer
  • Benoît Broyart
  • Fabrice Feuilloley

Question : Peut-on envisager qu’aller à la rencontre de l’autre est un sacré boulot ?

07-02-15
Lien du nouveau et du souvenir. Fabienne Swiatly et son Bleu suspendu
Extrait

L’intégralité à venir dans la revue Bacchanales - nov 2015
http://www.maisondelapoesierhonealp...

09-02-15
Fièvre + refus (inattendu) d’un éditeur. Sentiment d’abandon, de défaite. Prison de l’instant > sera-t-il possible d’écrire ENCORE ?
Est-il possible d’IMAGINER UN DEMAIN ?

10-02-15
Retourner au bureau (à deux pas du lit) et lire. Avaler d’autres mots, d’autres pensées que les siennes. La fièvre toujours.
Illumination.
Albert Thibaudet pose sa main sur mon front : — Le romancier authentique crée ses personnages avec les directions de sa vie possible, tandis que le romancier factice les crée avec la ligne unique de sa vie réelle. Le vrai roman est comme une autobiographie du possible.

13-02-15
7h52 – Création fichier Word sous la couette.
Entame le début du prochain texte. Le titre vient de suite : LE PETIT MÉTIER. La première voix s’impose de suite, celle de Sophie (37 ans, factrice, mariée à Simon, 39 ans, illustrateur).
Sidération.
Pour une fois, la fin de l’histoire se fait connaître dès le début… C’est-à-dire que je ne file pas l’émotion, je ne cours pas après le MYSTIQUE de l’écriture et ses transes mais découvre qu’il est possible de SERVIR le texte.

Question : la fièvre joue-t-elle un rôle dans le sursaut de l’imaginaire, dans l’évidence qui en découle ?

10h07 – Après avoir écrit la première page en un seul souffle, le doute me tire l’oreille :
— Est-ce « normal » d’entamer ta résidence d’auteur par l’écriture d’un texte ? Ne devrais-tu pas mener tes entretiens ? Que va dire la Région ?

14-02-15 > 16-05-15
Les signes s’enchaînent. Besogne sur l’ordi > objectif 1000-1500 mots/jour. Faire les courses, répondre au téléphone et même écrire un mail commence à devenir impossible. Le doute a posé son c.. sur le bureau et fume autant de clopes que moi.

17-02-15
Premier entretien M. SLOOP. 11h30-13h30.

Julien Paillasson, chef de projet.
Découvrir que ledit chef de projet dans sa vie d’avant a travaillé 10 ans à La Poste. Émerveillement. Sentiment (fragile, non, fugace) de toute-puissance > n’est-ce pas la PREUVE que je dois écrire mon roman, que la vie TRAVAILLE pour moi ?… preuve, aveu… Encore et toujours ce bon vieux Pessoa : — La littérature, comme toute forme d’art, est l’aveu que la vie ne suffit pas.

Question (relative à l’entretien) : Comment faire émerger l’imaginaire de quelqu’un qui a déjà constitué son « discours intérieur » ?
Question 2 : Comment faire émerger l’imaginaire de quelqu’un TOUT SIMPLEMENT ?

Intervention du doute (ou son cousin le Surmoi) : — Pour qui te prends-tu, ma fille ?

18-02-15
TGV Paris-Reims – Réunion de présentation 18h30
Marelle — annexe de la résidence en province (financement Ville de Reims)
Lieux : Maisons de quartier La Neuvillette et Trois Fontaines
Publics ciblés : bénévoles, séniors, groupe ACIF et collège du quartier
Projet : à partir d’une marelle de table (réalisée par l’association de retraités Ô joli bois) (le seul homme du groupe, ancien menuisier qui ne cesse de pouvoir l’être, s’appelle M. Marx, ça ne s’invente pas) jouer à atteindre les terres de l’imaginaire (contrairement au jeu de la cour d’école, ciel et terre sont inversés) et collecter projections, souvenirs d’enfance, de jeunesse et réalités du chemin de vie… réinventer le « on dirait que je serais »…

20-02-15
Écrire, écrire, écrire.
18h30 > RDV 19h15
s’arracher (le terme est au plus proche de la sensation) au texte et filer à la SCAM voir la projection d’un ami. SOCIAL BUSINESS : LA MAIN VISIBLE DU MARCHÉ d’Amirul Arahm.

Bande-annonce > ICI
synopsis > Après avoir obtenu le prix Nobel de la Paix en 2006 grâce à son engagement en faveur des plus démunis, le Professeur Muhammad Yunus, surnommé le « banquier des pauvres », poursuit son action à travers la mise en place d’un nouveau système économique : le Social Business. Le Social Business est conçu et fonctionne comme une entreprise classique. Mais le principe de maximisation du profit est remplacé par celui du bénéfice social. Les détenteurs d’actions peuvent progressivement récupérer leurs investissements, mais sans prendre de dividendes. En suivant le Professeur Yunus, le film montre comment ce système fonctionne à travers le spectre de l’entreprise, qu’elle soit une multinationale, une très petite entreprise ou encore une compagnie de cirque au Cambodge.

NB : … envisager une projection dans le cadre de ma résidence… demander accord Amirul et Jibé …

Question 1 : Comment gérer ENSEMBLE les questions philosophiques, sociales, économiques, politiques et poétiques que la résidence fait tourbillonner dans mon crâne ?
Question 2a : Quelle est ma place ? 2b : Quel serait le bon angle ?

21-02-15
8h > J’ai beau écrire au Pôle Nord, le poids de la résidence tire au Pôle Sud. J’écris sans pour autant parvenir à être tranquille. L’objectif du texte, son horizon, n’a que peu d’importance à côté de « la poussée ».

Question(s) : Quel intérêt à avoir deux sites de diffusion ? (remue.net et M. Sloop) Comment trouver deux pistes d’écriture INTÉRESSANTES ?
(non en soi mais pour moi)

20h30 > dîner chez un couple d’amis. Je raconte mon envie de tester sur remue.net un bestiaire fabuleux à la Borges, de donner à lire l’imaginaire d’autrui en une galerie de chimères.
Elle (d’une belle franchise) :
—  Je ne comprends rien à ton truc. Toi, en tant qu’écrivain, ton but ça n’est pas d’écrire pour le plus grand nombre ? Que le plus possible de gens te comprennent et te lisent ?

7 avril 2015
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